(50-125/130)
Biographie. Oeuvres principales
Épictète, né vers 50, mort entre 125 et 130 de notre ère, naquit esclave en Phrygie (Asie Mineure), à Hiérapolis. Épictète n'est pas son nom propre: épiktétos signifiait, en grec, esclave, serviteur. Vendu à Épaphrodite, homme cruel, qui s'amusait à le tourmenter, puis affranchi, Épictète enseigna la doctrine stoïcienne à Rome, puis dut émigrer en Épire, à Nicopolis, où il attira de très nombreux disciples, en exprimant par sa parole un véritable art de vivre. Un de ses disciples, Arrien de Nicomédie, recueillit son enseignement, et le publia en huit livres, les Entretiens (dont quatre seulement nous sont parvenus), auxquels il faut ajouter le Manuel.
Racines et apports
Le stoïcisme est un courant fort ancien de la pensée grecque, qui s'est formé au temps d'Épicure. Les philosophes de " I'école du Portique " (en grec, stoa, d'où le nom de Stoïciens), Zénon de Cittium (335-264 av. J.-C.) et Chrysippe (env. 280-206), ont développé une conception globale de la morale, de la nature, et de la connaissance&endash;y compris une logique très moderne que l'on redécouvrit en 1935. Mais il ne nous reste de cet ancien stoïcisme que des fragments: ils décrivent un univers parcouru par une tension divine qui donne sa fin à l'enchaînement rationnel des causes ou destin (heimarménè); la sagesse consiste à s'accorder à la nature, en donnant son libre assentiment à cette tension, en retrouvant l'unité de soi et du monde.
1. Les racines
C'est toute cette conception qui explique la morale stoïcienne, et qui s'estompe en pénétrant le monde romain.
Épictète, un des représentants du stoïcisme à l'époque romaine impériale, a connu Zénon et Chrysippe à travers son maître Musonius Rufus.
Mais il a aussi été influencé par Socrate, Diogène, et par l'héritage aristotélicien.
2. Les apports conceptuels
Épictète célèbre la liberté absolue de l'homme qui, sur le trône comme dans les chaînes, dans les fers ou torturé, demeure maître de ses représentations.Les concepts fondamentaux de la doctrine d'Épictète sont les suivants:
- la proairésis, choix rationnel et réfléchi, désir délibéré des choses qui dépendent de nous (la proairésis est une notion aristotélicienne);
- la sérénité, ou ataraxie, tranquillité de l'âme que rien ne vient troubler, qui ne craint ni ne désire rien: le sage parvient à l'ataraxie en agissant conformément aux règles qui régissent la nature;
- la liberté, considérée comme maîtrise des représentations, pensées et opinions, et donc comme pouvoir absolu de l'homme en toute situation (la liberté est, en effet, la puissance d'agir par soi-même au niveau du jugement);
- la Raison (logos), principe d'ordre des choses (que l'on retrouve dans le monde et chez l'homme);
- la notion de Dieu, conçu comme Raison pénétrant et unifiant le monde auquel elle est immanente. Epictète ajoute à cette conception propre au stoïcisme la notion d'un Dieu " père des hommes ": cette parenté est établie par la Raison.
Après l'obtention du baccalauréat, en 1906, Georges Bernanos commence à Paris deux licences, de lettres et de droit. Monarchiste à vingt ans, il s'engage dans les Camelots du Roy et participe à des manifestations, ce qui lui vaut quelques jours de prison à la Santé en 1909. Il commence alors une collaboration avec le journal de Charles Maurras et Léon Daudet, L'Action française. Réformé lors du service militaire, Georges Bernanos s'engage néanmoins dans le 6e régiment de dragons et fait toute la guerre de 14-18, où il sera plusieurs fois blessé. En 1917, il se marie avec Jeanne, dont il aura six enfants. À la fin de la guerre, il trouve un métier dans les assurances pour entretenir sa famille.
LOUISE MICHEL
Louise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne) et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias « Enjolras », est une militante anarchiste et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste.
Préoccupée très tôt par l'éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. Là, à 26 ans, elle développe une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes du Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle s'éveille à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, elle multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement un activisme politique important dans toute la France jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans.
Elle représente encore aujourd'hui une personnalité influente dans la pensée révolutionnaire et anarchiste.
Biographie
Jeunesse
Louise Michel est née le 29 mai 1830 en Haute-Marne au château de Vroncourt : fille du châtelain Étienne-Charles Demahis, ou plus vraisemblablement de son fils Laurent Demahis, et de sa servante, Marie-Anne Michel. Elle grandit dans la famille des parents d'Étienne-Charles Demahis, qu’elle appelle ses grand-parents, et où elle semble avoir été heureuse, faisant preuve, très jeune, d'un tempérament altruiste. Elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale, lisant Voltaire et Rousseau.
À partir de 1851, elle poursuit des études à Chaumont où elle échoue le 1er septembre au brevet de capacité permettant d’exercer la profession de « sous-maîtresse » (on dirait institutrice aujourd'hui), brevet qu'elle obtient finalement le 25 mars 1852 à Versailles. En septembre 1852, à 22 ans, elle crée une école libre à Audeloncourt où elle enseigne durant une année avant de se rendre à Paris.
Fin 1854, elle ouvre une école à Clefmont et n'enseigne, là aussi, que durant une année.
À Paris
En 1856, elle vient s’installer à Paris où elle enseigne dans le quartier du Château-d’Eau, dans la pension de madame Voillier avec laquelle elle entretient des rapports quasi-filiaux. Commence alors pour elle une période d’activité intense. Pendant les quinze ans qui suivent, elle poursuit régulièrement son activité d'enseignante. En 1865, elle ouvre une école (un externat) au 24 rue Houdon, puis un autre cours rue Oudot en 1868. Elle se montre favorable à des idées très nouvelles comme des écoles professionnelles et des orphelinats laïcs.
Intéressée par la littérature, elle publie plusieurs textes, et notamment des poèmes, qu'elle signe sous le pseudonyme d'Enjolras. Elle aurait probablement aimé vivre de sa plume, si les temps le lui avaient permis. Dès le mois d’août 1851, elle aurait rencontré Victor Hugo, un des personnages les plus célèbres et les plus respectés de l'époque. Elle entretient avec lui une correspondance de 1850 à 18793, et lui adresse quelques poèmes. Louise est entièrement sous le charme. On prétend même qu’il lui aurait donné une enfant, Victorine, placée en nourrice à sa naissance; cette hypothèse reste cependant très discutée. Victor Hugo la dépeint telle « Judith la sombre Juive » et « Aria la Romaine » dans son poème Viro Major, femmes aux destins exceptionnels et tragiques.
Elle s'introduit dans les milieux révolutionnaires et rencontre à cette époque Jules Vallès, Eugène Varlin, Raoul Rigault et Émile Eudes, collabore à des journaux d’opposition comme Le Cri du peuple8. En 1862, elle devient sociétaire de l’Union des poètes; en 1869, elle est secrétaire de la Société démocratique de moralisation, ayant pour but d’aider les ouvrières. À cette époque, Louise est blanquiste, c’est-à-dire adepte du mouvement révolutionnaire et républicain socialiste fondé par Auguste Blanqui1.
En août 1870, à 40 ans, en pleine guerre franco prussienne, elle manifeste contre l'arrestation des blanquistes Eudes et Brideau. En septembre, après la chute de l'Empire, elle participe au Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris dont elle est élue présidente ; elle y rencontre Théophile Ferré, frère de Marie Ferré, dont elle tombe passionnément amoureuse. Dans Paris affamé, elle crée une cantine pour ses élèves. Elle rencontre Georges Clemenceau, maire de Montmartre. On assiste alors à d’étonnantes manifestations : femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec cette foule joyeuse et pacifique. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale aux côtés des anarchistes, et pense qu’il faut poursuivre l’offensive sur Versailles pour dissoudre le gouvernement d’Adolphe Thiers qui n’a alors que peu de troupes. Elle est même volontaire pour se rendre seule à Versailles et tuer Thiers. Elle n’est pas suivie et le projet avorte.
La Commune
À quarante ans, membre du Comité de vigilance de Montmartre, Louise est très active lors de la Commune de Paris. Selon une anecdote fameuse, le 22 janvier 1871, en habit de garde nationale, elle fait feu sur l'Hôtel-de-Ville. Propagandiste, garde au 61e bataillon de Montmartre, ambulancière, et combattante, elle anime aussi le Club de la Révolution à l'église Saint-Bernard de la Chapelle. Elle rencontre à cette occasion le maire du 18e, Clemenceau. Les 17 et 18 mars, elle participe activement à l'affaire des canons de la garde nationale sur la butte Montmartre.
En avril-mai, lors des assauts versaillais contre la Commune, elle participe aux batailles de Clamart, Issy-les-Moulineaux, Neuilly. Sur la barricade de Clignancourt, en mai, elle participe au combat de rue dans lequel elle tire ses derniers coups de feu ; elle se rend pour faire libérer sa mère, arrêtée à sa place. Elle assiste alors aux exécutions et voit mourir ses amis, parmi lesquels son ami Théophile Ferré (exécuté avec l’ancien ministre de la Guerre de la Commune, Louis Rossel), auquel elle fait parvenir un poème d’adieu : Les Œillets rouges. Elle réclame la mort au tribunal, et c’est sans doute en l’apprenant que Victor Hugo lui dédie son poème Viro Major. Entre 1871 et 1873, elle passe vingt mois en détention à l'abbaye d'Auberive (transformée en prison) et se voit condamnée à la déportation. C’est le temps où la presse versaillaise la nomme la Louve avide de sang ou la Bonne Louise.
La déportation
Louise Michel à Nouméa
Le Tigre Clemenceau, qui lui vouait une grande admiration, continuait de lui écrire durant sa déportation et lui adressait des mandats.
Retour en France
De retour à Paris le 9 novembre 1880, elle est chaleureusement accueillie par la foule. Elle y reprend son activité d’infatigable militante, donnant de nombreuses conférences, intervenant dans les réunions politiques. Deux mois après son retour, elle commence à faire publier son ouvrage La Misère sous forme de roman feuilleton, qui remporte un vif succès.
Elle ne prend que médiocrement part à l’agitation provoquée par l’affaire Dreyfus (s’agissant pour elle de protéger le « frère » Henri Rochefort, ici attaqué), mais se réclame jusqu’à sa mort du mouvement anarchiste. C’est le 18 mars 1882, lors d’un meeting salle Favié à Paris, que Louise Michel, désirant se dissocier des socialistes autoritaires et parlementaires, se prononce sans ambigüité pour l’adoption du drapeau noir par les anarchistes (socialistes libertaires), « Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions».
Ce nouvel engagement est bientôt concrétisé par l’action : le 9 mars 1883, elle mène aux Invalides, avec Émile Pouget, une manifestation au nom des « sans-travail » qui dégénère rapidement en pillages de trois boulangeries et en affrontement avec les forces de l’ordre. Louise, qui se rend aux autorités quelques semaines plus tard, est condamnée en juin à six ans de prison assortis de dix années de surveillance de haute-police, pour « excitation au pillage ». En janvier 1886, le président de la République, Jules Grévy, la gracie. Pourtant dès août, elle est de nouveau emprisonnée pour quatre mois à cause d'un discours prononcé en faveur des mineurs de Decazeville, aux côtés de Jules Guesde, Paul Lafargue et Susini. Refusant de faire appel, elle est finalement relâchée en novembre suite à une remise de peine.
Attentat contre Louise Michel en 1888
En janvier 1887, elle se prononce contre la peine de mort, en réaction à la peine capitale à laquelle vient d'être condamné son ami Duval. Le 22 janvier 1888, après avoir prononcé dans l'après-midi un discours au théâtre de la Gaîté du Havre, elle est attaquée dans la soirée à la salle de l'Élysée par le « chouan » Pierre Lucas qui lui tire deux coups de pistolet ; blessée à la tête, elle refuse de porter plainte contre son agresseur.
En avril 1890, Louise Michel est arrêtée à la suite d'un discours qu'elle a prononcé à Saint-Étienne et de sa participation à un meeting qui entraîna de violentes manifestations à Vienne. Un mois plus tard, elle refuse sa mise en liberté provisoire, car ses co-inculpés restent en prison. Elle finit par tout casser dans sa cellule, un médecin demande alors son internement comme « folle ». Le gouvernement, qui craint des histoires, s'y oppose. Elle a alors 60 ans. Finalement, elle est libérée et quitte Vienne pour Paris le 4 juin. En juillet, Louise se réfugie à Londres où elle gère une école libertaire pendant quelques années. À son retour le 13 novembre 1895, elle est accueillie par une manifestation de sympathie à la gare Saint-Lazare.
Pendant les dix dernières années de sa vie, Louise Michel, devenue une grande figure révolutionnaire et anarchiste, multiplie les conférences à Paris et en province, accompagnées d'actions militantes et ce malgré sa fatigue ; en alternance, elle effectue des séjours à Londres en compagnie d'amis. En 1895, elle fonde le journal Le Libertaire en compagnie de Sébastien Faure. Le 27 juillet 1896, elle assiste à Londres au congrès international socialiste des travailleurs et des chambres syndicales ouvrières. Très surveillée par la police, elle est plusieurs fois arrêtée et emprisonnée, et condamnée à six ans d’incarcération et libérée au bout de trois sur intervention de Clemenceau, pour revoir sa mère sur le point de mourir.
Quelques mois avant sa mort, d'octobre à décembre 1904, Louise Michel alors âgée de 74 ans, se rend en Algérie avec Ernest Girault pour une tournée de conférences.
Elle meurt en janvier 1905 à Marseille chez son amie Mme Légier, qui l'avait déjà accueillie l'année précédente. Après une série de conférences données dans les Alpes, elle a pris froid à Sisteron, ce qui a aggravé la bronchite chronique dont elle souffre depuis des années. Le Dr Berthelot de Toulon juge son état alarmant et le Dr Dufour de Marseille conclura à une pneumonie. Le matin du 21 janvier, ses funérailles drainent à Paris une foule de plusieurs milliers de personnes. De nombreux orateurs prirent la parole et, parmi eux, le Vénérable de la Loge de la Fraternité Universelle. Insignes et emblèmes maçonniques fleurirent sur sa tombe au cimetière de Levallois-Perret, de sorte que l’anarchiste Sébastien Faure fit observer qu’elle n’avait jamais appartenu à aucune association, pas même anarchiste, puisque ce mouvement n’était pas encore structuré en fédération. Un témoin oculaire, André Lorulot, affirme cependant qu’elle avait donné son adhésion à l’Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » fondé en 189315. Sur la proposition de Madeleine Pelletier, elle y fut invitée, un an avant sa mort, y prononça un discours de réception, n’y fut pas « initiée » mais en quelque sorte cooptée le 20 juillet 1904, les membres de ladite loge s’estimant honorés par son acquiescement à leur requête et retenant que son action la dispensait du rite d’initiation. Quand on lui demanda pourquoi elle ne s’y était jamais présentée, elle répondit : « Il y a longtemps que j'aurais été des vôtres si j'eusse connu l'existence de loges mixtes, mais je croyais que, pour entrer dans un milieu maçonnique, il fallait être un homme. »
Mémoire
Jusqu’en 1916, une manifestation a lieu chaque année sur la tombe de Louise Michel, située à Levallois-Perret8.
En 1946, ses restes sont déplacés au rond-point des Victimes du devoir, dans le même cimetière. De nos jours, sa tombe est encore fleurie à chaque anniversaire.
Son nom se retrouve très souvent au fronton des écoles maternelles et primaires, lycées et collèges des communes de France.
Le 24 septembre 1937, une station du métro parisien située à Levallois-Perret lui est dédiée.
Le 28 février 2004, la qualité d'illustre montmartroise de Louise Michel fait que son nom est donné au grand square Willette, situé au pied du Sacré-Coeur ; le square est débaptisé après une délibération du Conseil de Paris qui souhaite sanctionner l'engagement antisémite du dessinateur.
Un prix français Louise-Michel est décerné par le Centre d’études politiques et de sociétés de Paris et récompense une personnalité pour « les vertus de dialogue, de démocratie, de développement et de paix ». Récemment, son attribution à des dirigeants tels que le Tunisien Ben Ali ou l'Égyptien Hosni Moubarak a suscité plusieurs critiques.
En 2005 fut célébré le 100e anniversaire de la mort de Louise Michel. À cette occasion deux colloques rendirent hommage à la « bonne Louise », notamment l’important colloque du mois de mars, organisé par la Mairie de Paris et l’association culturelle Actazé, intitulé « Louise Michel, figure de la transversalité » (sous la direction de Valérie Morignat). Cet événement a rassemblé 22 spécialistes de Louise Michel qui soulignèrent sa personnalité inclassable, brillante et toujours contemporaine. Une pièce de théâtre, mise en scène par Pierre Humbert, a été réalisée pour cette occasion.
L'amphithéâtre E2 de l'Université de Rennes 2 porte le nom de Louise Michel.
Héritage social
Louise Michel reste encore aujourd'hui une figure emblématique du mouvement anarchiste et du mouvement ouvrier en général.
Un vocabulaire relevant de celui réservé aux saintes et aux hérétiques qui lui est parfois appliqué : quand elle n’est pas la « Bonne Louise », elle est la « Vierge rouge ».
Cette femme, instruite et cultivée, est entourée de nombreuses figures masculines connues, dont elle a l’amitié, jusqu’à la fin de sa vie ou, plus souvent, de la leur.
Son influence est encore présente dans les départements d’Études féminines américaines.
Son roman La Misère annonce la crise sociale des banlieues.
Louise Michel est, avec George Sand, une des très rares femmes du XIXe siècle à avoir adopté le costume masculin à un moment de sa vie, fait révélateur d’une revendication féministe.
Son œuvre littéraire comporte peu d’écrits théoriques mais surtout de nombreux poèmes, des légendes et des contes, y compris pour les enfants auxquels elle ne cessa jamais de s’intéresser.
Cependant, Louise Michel est davantage passée à la postérité pour son activisme pour la « révolution sociale », comme elle-même le disait.
Jean-Luc Mélenchon, dans son discours fondateur du Parti de gauche du 29 novembre 2008, se réclame de Louise Michel : « Nous plaçons le Parti de Gauche sous l'auspice tutélaire des deux visages qui dorénavant nous accompagneront : Jean Jaurès et Louise Michel. »
La promotion 1984 de l'ENA porte son nom.
Quelques citations de Louise Michel :
-- "Dans les couvents où [la femme] se cache, l'ignorance l'étreint, les règlements la prennent dans leur engrenage, broyant son coeur et son cerveau."
-- "La tâche des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter."
-- "Les religions se dissipent au souffle du vent et nous sommes désormais les seuls maîtres de nos destinées."
-- "Ce n'est pas une miette de pain, c'est la moisson du monde entier qu'il faut à la race humaine, sans exploiteur et sans exploité."
-- "Vous cherchez le bonheur, pauvres fous ? Passez votre chemin : le bonheur n'est nulle part."
-- "Ce n'est pas pour le reconstituer sur la terre qu'on a détruit l'enfer d'outre-vie ; détruit, le jour où l'on a eu conscience qu'il serait monstrueux, ce Dieu éternellement bourreau, qui, pouvant mettre partout la justice, laisserait le monde se débattre à jamais dans tous les désespoirs, dans toutes les horreurs"
-- "Toujours ceux qui s'attaquèrent aux dieux et aux rois furent brisés dans la lutte ; pourtant les dieux sont tombés, les rois tombent, et bientôt se vérifieront les paroles de Blanqui : "Ni Dieu ni maître !"
-- "Le laurier du poète est souvent un cyprès."
-- "On ne peut pas tuer l'idée à coup de canon ni lui mettre les menottes."
-- "Je suis ambitieuse pour l'humanité ; moi je voudrais que tout le monde fût artiste, assez poète pour que la vanité humaine disparût."
-- "Chacun cherche sa route ; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l'égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux."
MAETERLINCK Maurice
Né à Gand, Maurice Maeterlinck est l'aîné d'une famille de trois enfants, flamande,
bourgeoise, catholique, conservatrice et francophone. Après des études dans le collège de jésuites Sainte-Barbe (Sint-Barbara) de Gand, Maeterlinck publie, dès 1885, des poèmes d'inspiration parnassienne dans La Jeune Belgique. Il part à Paris où il rencontre plusieurs écrivains qui vont l'influencer, dont Stéphane Mallarmé et Villiers de l'Isle-Adam. Ce dernier lui fait découvrir les richesses de l'idéalisme allemand (Hegel, Schopenhauer). À la même époque, Maeterlinck découvre Ruysbroeck l'Admirable, un mystique flamand du XIVe siècle dont il traduit les écrits (Ornement des noces spirituelles). C'est ainsi qu'il se tourne vers les richesses intuitives du monde germanique en s'éloignant du rationalisme français. Dans cet esprit, il se consacre à Novalis et entre en contact avec le romantisme d'Iéna (Allemagne, 1787-1831, autour d'August et Friedrich Schlegel et de la revue l'Athenäum), précurseur en droite ligne du symbolisme. Les œuvres que publie Maeterlinck entre 1889 et 1896 sont imprégnées de cette influence germanique.
C'est en août 1890 qu'il devient célèbre, du jour au lendemain, grâce à un retentissant article d'Octave Mirbeau sur La Princesse Maleine dans Le Figaro.
En 1895, il rencontre la cantatrice Georgette Leblanc, sœur de Maurice Leblanc, avec laquelle il tient, vers 1897, un salon parisien fort couru dans la Villa Dupont : on y croise, entre autres, Oscar Wilde, Paul Fort, Stéphane Mallarmé, Camille Saint-Saëns, Anatole France, Auguste Rodin. En 1902, il écrit Monna Vanna, où joue Georgette Leblanc. Il vit avec elle jusqu'en 1918, avant d'épouser, l'année suivante, la jeune actrice jeune Renée Dahon, rencontrée en 1911.
Maurice Maeterlinck conçoit lui-même son propre palais, Orlamonde, une résidence féérique dans laquelle il vit avec son épouse[2].
En 1921, il signe un manifeste contre la flamandisation de l'Université de Gand, jusqu'alors francophone.
Il obtient le prix Nobel de littérature en 1911, puis le Grand Cordon de l'Ordre de Léopold le 12 janvier 1920, avant d'être fait comte par le roi Albert en 1932. En 1935, lors d'un séjour au Portugal, il préface les discours politiques du président Salazar : Une révolution dans la paix. En 1939, il gagne les États-Unis pour la durée de la guerre. De retour en France en 1947, il meurt à Nice en 1949.
CASSOU JEAN
Membre étranger littéraire du 12 décembre 1964 au 15 janvier 1986.Poète, romancier, critique et historien de l'art, Jean Cassou S'inscrit dans la lignée des humanistes qui ont fait le renom de la France. Il est né le 9 juillet 1897, à Deusto, près de Bilbao, d'un père béarnais et d'une mère andalouse. Quatre ans plus tard, sa famille s'installe à Saint-Quentin. Bien que la mort du père, en 1914, ait entraîné chez les siens une grande précarité d'existence, Cassou obtient son baccalauréat et prépare une licence d'espagnol à la Sorbonne.
Rédacteur stagiaire au ministère de l'Instruction publique, il se tourne de plus en plus vers la littérature, collabore aux Nouvelles littéraires et donne aux revues d'art des articles très remarqués. Son Greco paraît chez Rieder en 1931. La même année, il est nommé inspecteur général des Arts appliqués, puis, en 1933, inspecteur des Monuments historiques. Il est connu comme romancier (Les Harmonies viennoises, 1926; La Clef des songes, 1929; Les Inconnus dans la cave, 1933; Les Massacres de Paris, 1935).
Entré au cabinet de Jean Zay en juin 1936, il prend parti pour la république espagnole menacée par l'insurrection nationaliste du général Franco. Très attentif à la montée des forces hostiles à la démocratie, il coordonne, dès 1939, l'évacuation des œuvres d'art du patrimoine national et entre en résistance le 18 juin 1940. Relevé de ses fonctions par le gouvernement de Vichy, il gagne Toulouse et participe aux actions du réseau Bertaux. Arrêté le 12 décembre 1941, il écrit en prison 33 sonnets composés au secret, qu'éditeront les Éditions de Minuit clandestines. De 1942 à 1943, il subit une détention permanente, passant de camp en camp. Agressé par les Allemands, à Toulouse, en juin 1944, il échappe de justesse à la mort. De Gaulle le nomme alors Compagnon de la Libération.
Devenu conservateur en chef du futur Musée national d'art moderne, auquel il consacrera beaucoup de son énergie, il ne cesse pas pour autant de militer en faveur des idées de gauche. En 1949, cependant, il est, en dehors des surréalistes, un des premiers intellectuels à rompre avec le communisme. Il subit, de la part de beaucoup, qu'il traitait en amis, une campagne de presse calomnieuse. Il précisera ses opinions dans La Voie libre, qu'il publie avec Claude Aveline, Vercors et Martin-Chauffier. Il rencontre Tito, condamné par Staline, s'insurge, en 1958, contre le coup d'État du 13 mai, se déclare partisan de l'indépendance de l'Algérie... Bref, il illustre par avance le titre de ses futurs mémoires : Une vie pour la liberté (1981).
Au Musée national d'art moderne, il s'est acharné, jusqu'à la fin de son mandat, en 1965, à créer un ensemble mettant en lumière la surprise des créations, puis leur intégration aux idées, aux sensibilités d'une époque. Il a considérablement enrichi les collections en œuvres de Matisse, de Picasso, de Léger et de Brancusi.
Le 12 décembre 1964, il est élu à l'Académie royale de langue et de littérature françaises. En 1971, le Grand Prix national des Lettres couronne une œuvre qui a su s'imposer par sa qualité et son intelligence. Il meurt à Paris le 15 janvier 1986, trois ans après avoir reçu le Grand Prix de la Société des gens de lettres.
Jean Cassou n'a pas cessé de faire autorité dans le monde de l'esthétique et de la critique d'art avec des ouvrages comme Situation de l'art moderne(1950), Panorama des arts plastiques contemporains (1960), La Création des mondes (1971).
Le romancier a connu un succès mérité avec Le Bel Automne (1950), Le Livre de Lazare (1955), Le Temps d'aimer (1959), Le Voisinage des cavernes(1971). L'essayiste a donné toute la mesure de sa perspicacité dans Trois poètes : Rilke, Milosz, Machado (1954), La Mémoire courte (1953) et une autobiographie pleine de sensibilité et de générosité : Une vie pour la liberté(1981), essentielle pour la compréhension d'une époque. Hispanisant, il a traduit les Nouvelles exemplaires de Cervantes, ainsi que des poèmes de Lorca et de Machado.
Peut-être est-ce le poète qui marquera le plus dans les annales de la littérature. Dans la lignée de Max Jacob, de Milosz, d'Apollinaire parfois, Jean Cassou a perçu dans la poésie la réponse la plus pertinente aux appels de la vie. Ma poétique, écrit-il, est descendante, et son souci est de bien tomber. C'est-à-dire de trouver, pour leur arrivée sur terre, la meilleure forme sous laquelle les idées peuvent apparaître. Il leur faut se séculariser de la façon la plus saisissante. Le parti pris de la terre lui dicte une recherche du sens qu'il puise dans le quotidien, mais un quotidien qui recèlerait l'éternité : «L'élément et la créature/ s'aiment étrangement d'amour./ Ce qui se prolonge et qui dure/ S'éprend de la danse des jours.»
La poésie n'est pas chez Jean Cassou au service des idées car elle est l'émanation du vivant et de ses espérances, ainsi qu'il le dit dans un de ses sonnets rédigés en prison : «Les poètes, un jour reviendront sur la terre(...)/ Et ils reconnaîtront, sous des masques de folles/ à travers Carnaval, dansant la farandole,/ leurs plus beaux vers enfin délivrés du sanglot/ qui les fit naître.»
Celui qui mit l'intelligence des êtres et des choses au centre de son œuvre avait toutes les raisons d'identifier poésie et lucidité : «L'histoire s'inscrit en faits, et dans la conscience de l'homme, de toi, de moi comme de l'espèce. L'homme renaît. La révolution vécue est – enfin! – une histoire vraie. Une conscience dominée par une telle lucidité ne peut être qu'exemplaire.»
XEUXIS
Zeuxis ou Zeuxippos est un peintre grec d'Héraclée qui vécut de -464 à -398. Contemporain d'Apollodore, le « peintre des ombres », qui disait de lui, qu'« il gardait pour lui l'art qu'il avait ravi aux autres ».
Son œuvre, totalement disparue, est cependant abondamment citée par les Anciens qui le considéraient comme l'un des plus grands peintres de l'Antiquité. Son art, caractérisé par le jeu des couleurs et par les contrastes d'ombre et de lumière, donnait l'illusion de l'espace.
Parmi ses œuvres les plus citées, il peignit :
Un Éros couronné de rose et un Pan, pour Archélaos, roi de Macédoine.
Une Hélène à sa toilette, pour les habitants de Crotone.
Un Héraclès enfant qui étouffe les serpents en présence d'Amphitryon et de sa mère Alcmène tout effrayée.
La Famille du Centaure.
Un Enfant aux raisins, dont la grappe de raisin était peinte, de façon tellement véridique, tellement réaliste que, selon la légende, les oiseaux venaient la picorer. Cependant il déclara : « J'ai mieux peint les raisins que l'enfant; car si j'eusse aussi bien réussi pour celui-ci, l'oiseau aurait dû avoir peur ».
Une Pénélope dans laquelle respire la chasteté.
Un athlète dont il fut si content, qu'il écrivit au bas ce vers devenu célèbre : « On en médira plus facilement qu'on ne l'imitera ».
Un magnifique Jupiter sur le trône, entouré des dieux.
Un tableau destiné au temple de Junon Lacinienne à Agrigente, pour lequel il examina les jeunes filles de la cité, nues, et en choisit cinq, pour peindre d'après elles ce que chacune avait de plus beau.
À partir de son œuvre, l'esthétique du trompe-l'œil prévaut dans la peinture grecque, inspirant entre autres chefs-d'œuvre la mosaïque dite asarotos oïkos de Sosos de Pergame, connue grâce à une copie, et fut sans doute à l'origine des effets de perspective qu'on retrouve ensuite dans la peinture pompéienne, figurant des loggias ouvertes sur des jardins, des portes entrebâillées où se profilent de fines silhouettes, des éléments d'architecture (colonnes, corniches, frontons) représentés en saillie dans la salle et « sortant » du mur.
Il eut pour contemporains et pour émules Timanthès, Androcyde, Eupompe et Parrhasios. Lors d'un combat d'artiste avec Parrhasios, il peint des raisins avec tant de vérité, que des oiseaux vinrent les becqueter, cependant l'autre apporta un rideau si naturellement représenté, que Zeuxis, tout fier de la sentence des oiseaux, demanda qu'on tirât enfin le rideau pour faire voir le tableau. Reconnaissant son illusion, il s'avoua vaincu avec une franche modestie, etant donné que lui n'avait trompé que des oiseaux, et que Parrhasios avait trompé l'homme qu'il était.
Jean-Claude
Carrière
Nationalité : Française
Né(e) à : Colombières-sur-Orb , le 17/09/1931
Biographie :
Jean-Claude Carrière est un écrivain, scénariste, parolier, metteur en scène, occasionnellement acteur, français né le 17 septembre 1931 à Colombières-sur-Orb dans l'Hérault.
Jean-Claude Carrière a très souvent travaillé sur des adaptations littéraires, tant pour le théâtre que le cinéma ou la télévision, rencontrant très fréquemment un succès critique et public. Né dans une famille de viticulteurs, Jean-Claude Carrière est un ancien élève du Lycée Lakanal et de l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Après une licence de Lettres et une maîtrise d'Histoire, il abandonne rapidement sa vocation d'historien pour le dessin et l'écriture. Il publie en 1957 son premier roman, 'Lézard', et rencontre Pierre Étaix chez Jacques Tati avec qui il cosigne des courts et des longs métrages. Sa collaboration avec Buñuel durera dix-neuf ans jusqu'à la mort du grand réalisateur. Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et adaptateur en particulier avec André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Peter Brook. Il travaille aussi régulièrement avec le réalisateur tchèque Miloš Forman. Parmi les scénarios écrits par Jean-Claude Carrière, notons Le Tambour, Un papillon sur l'épaule ou encore Le Retour de Martin Guerre qui lui vaut le césar du meilleur scénario en 1983. Il s'attaque également à l'adaptation d'oeuvres littéraires comme Cyrano de Bergerac, Le Roi des Aulnes ou encore L'Insoutenable Légèreté de l'être. En 2007, il co-signe avec le réalisateur le scénario du film de Volker Schlöndorff, Urzhan qui est présenté au Festival de Cannes. Écrivain, scénariste et à ses heures acteur et réalisateur, Jean-Claude Carrière se partage entre cinéma et littérature.
Jean-Claude
Carrière
Nationalité : Française
Né(e) à : Colombières-sur-Orb , le 17/09/1931Biographie :
Jean-Claude Carrière est un écrivain, scénariste, parolier, metteur en scène, occasionnellement acteur, français né le 17 septembre 1931 à Colombières-sur-Orb dans l'Hérault.
Jean-Claude Carrière a très souvent travaillé sur des adaptations littéraires, tant pour le théâtre que le cinéma ou la télévision, rencontrant très fréquemment un succès critique et public. Né dans une famille de viticulteurs, Jean-Claude Carrière est un ancien élève du Lycée Lakanal et de l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Après une licence de Lettres et une maîtrise d'Histoire, il abandonne rapidement sa vocation d'historien pour le dessin et l'écriture. Il publie en 1957 son premier roman, 'Lézard', et rencontre Pierre Étaix chez Jacques Tati avec qui il cosigne des courts et des longs métrages. Sa collaboration avec Buñuel durera dix-neuf ans jusqu'à la mort du grand réalisateur. Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et adaptateur en particulier avec André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Peter Brook. Il travaille aussi régulièrement avec le réalisateur tchèque Miloš Forman. Parmi les scénarios écrits par Jean-Claude Carrière, notons Le Tambour, Un papillon sur l'épaule ou encore Le Retour de Martin Guerre qui lui vaut le césar du meilleur scénario en 1983. Il s'attaque également à l'adaptation d'oeuvres littéraires comme Cyrano de Bergerac, Le Roi des Aulnes ou encore L'Insoutenable Légèreté de l'être. En 2007, il co-signe avec le réalisateur le scénario du film de Volker Schlöndorff, Urzhan qui est présenté au Festival de Cannes. Écrivain, scénariste et à ses heures acteur et réalisateur, Jean-Claude Carrière se partage entre cinéma et littérature.
William Shakespeare
Poète et dramaturge anglais
Théâtre et ScèneNé à Stratford-upon-Avon le 26 avril 1564
Décédé à Stratford-upon-Avon le 23 avril 1616
Considéré comme le plus grand dramaturge de la culture anglo-saxonne, William Shakespeareest issu de la bourgeoisie de Stratford-upon-Avon, une situation confortable qui lui permet d'étudier pendant quelques années avant un mariage précipité. On le suppose établi àLondres en 1588 - cette période de sa vie demeure mystérieuse pour les historiens qui retrouvent sa trace en 1592, citée dans des chroniques théâtrales. Son premier mécène est le comte de Southampton à qui il dédie ses 'Sonnets' en 1609. Contemporain et collaborateur occasionnel de Christopher Marlowe et de Ben Jonson, l'écrivain joue ses propres pièces à lacour d'Elisabeth 1re et de Jacques 1er. Il acquiert un peu plus d'indépendance en devenant actionnaire du théâtre du Globe et du Blackfriars en 1608. Quatre ans plus tard, le poète metfin à sa carrière et rentre à Stratford. Auteur d'une oeuvre unique et intemporelle, il s'attache à décrire les jeux du pouvoir et les passions humaines, mêlant joie et douleur avec 'une poésie illimitée', selon les termes de Victor Hugo. Surtout connu pour ses tragédies : 'Roméo et Juliette' (1595), 'Hamlet' (1603), 'Le Roi Lear' (1604) ou 'Macbeth' (1606), Shakespeare déploie ses talents dans de nombreux registres comme la comédie (' Beaucoup de bruit pour rien', 'La Mégère apprivoisée'.. .) et le drame historique (' Richard III', 'Henri V', 'Henri VI'.. .). La virtuosité stylistique et la richesse de ses intrigues font de l'oeuvre de William Shakespeare un monument de la littérature qui ne cesse d'inspirer les écrivains et les artistesd'hier et d'aujourd' hui.
Maxime CHATTAM
Ecrivain françaisNé à Herblay le 19 février 1976
Enfant discret, Maxime Chattam grandit en région parisienne. Il n'est pas particulièrement brillant à l'école mais se passionne pour le cinéma. A quatorze ans, après avoir regardé le film'Stand by Me', il se met à le réécrire en rajoutant des péripéties. Il découvre le livre 'Le Seigneur des anneaux' et les romans de science-fiction de Stephen King notamment. Il suit lecours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein, et joue dans plusieurs téléfilms. Son premier livre, plein d'humour, s'intitule 'Le Coma des mortels'. Il fait plusieurs petits boulots et reprend ses études de lettres modernes à la fac. Pour se faire connaître dumilieu du livre, il devient libraire mais n'a toujours pas envoyé de manuscrit aux maisons d'édition. Il suit une formation de criminologie pendant un an où il étudie la psychiatrie criminelle, la police technique et scientifique et la médecine légale. Il assiste même à des autopsies et rencontre des spécialistes pour préparer son roman. Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige 'L' Ame du mal' en 2001 et l'envoie à trois maisons d'édition. Un soir, Michel Lafon le contacte et lui propose de signer un contrat. 'In Tenebris' sort en mars 2003 alors qu'il est déjà en train d'écrire 'Maléfices'. Cette même année, il achève le troisième opus de la trilogie 'Maléfices'. Sous la devise à chaque année son roman, Maxime Chattam publie 'Le Sang du temps' en 2005, 'Les Arcanes du chaos' en 2006, 'Les Prédateurs' en 2007 et livre 'La Théorie Gaïa' pour l'année 2008.
Robin COOK
Ecrivain françaisNé à Herblay le 19 février 1976
Médecin de formation, diplômé de l'université de Columbia, Robin Cook manie aussi bien la plume que le scalpel et excelle dans la rédaction de romans. Et pas n'importe quel type de romans: des récits policiers inspirés de ses expériences dans le milieu médical. Le but n'est pas seulement de livrer des thrillers aux friands du genre mais aussi de faire prendre conscience des dangers et enjeux éthiques de la médecine moderne. L'auteur cible des thèmes controversés qui deviennent sujets à effrayer le commun des mortels dans ses best-sellers. Dons d'organes, transplants, fertilité, fertilisations in vitro,. ., tout passe entre les mains expertes du docteur. Une marque de fabrique qui fonctionne, à en croire le franc succès que ses écrits remportent depuis plus de trente ans. L'écrivain explique l'engouement du public par la portée des thèmes abordés en comparaison à certains thrillers moinsréalistes. Un tel accueil ne peut que charmer les producteurs de télévision et c'est tout naturellement que certaines de ses histoires se voient projeter à l'écran. Les lecteurs qui ont déjà dévoré 'Coma', 'Brain', 'Choc', 'Contagion' ou encore 'Foreign Body', attendent impatiemment chacun des nouveaux romans du Dr Cook qui les fait rarement patienter trop longtemps. Robin Cook a su inventer un genre novateur et transmet sa passion pour lamédecine tout en sensibilisant son public aux problèmes éthiques liés à la santé publique. Il est l'auteur de plusieurs best-sellers, notamment Vertiges, Fièvre, Manipulations, Virus, Danger mortel, Synco-pes, Sphinx, Vengeance aveugle, Avec intention de nuire, Phase terminale...
Juanjo GUARMIDO
Né à Grenade en 1967
Après avoir passé son enfance à dessiner, Juanjo Guarnido obtient son diplôme des Beaux-Arts. Il publie de nombreuses illustrations chez 'Comics Forum' - Planeta de Agostini pour l'édition espagnole de 'Marvel'. Il s'intéresse au dessin animé et s'installe à Madrid où, pendant trois ans, il travaille pour des séries télévisées. Il s'installe à Paris et intègre les studios Walt Disney.
