Cellule totipotente
Cellules souches capables d'engendrer un organisme entier, c'est-à-dire, chez l'homme, un bébé avec les annexes, le cordon et le placenta. Les seules vraies cellules totipotentes sont l'oeuf fécondé et les cellues filles issues de ses toutes premières divisions.
Cellule souche
Cellule indifférenciée, capable de s'auto renouveler, de se différencier en d'autres types cellulaires et de proliférer en culture. Les cellules souches sont issues soit de l'embryon, soit du foetus, soit de tissus adultes, elles peuvent aussi être obtenues par transfert de noyau.
Il existe plusieurs types des cellules souches : - des cellules souches multipotentes (cellules foetales et adultes) capables de donner naissance à plusieurs types cellulaires, comme par exemple les cellules souches myéloïdes de la moelle osseuse qui sont à l'origine des cellules sanguines (érythrocytes, monocytes, granulocytes...).
- des cellules souches pluripotentes (cellules souches embryonnaires ou cellules ES), issues d'un embryon de 5 à 7 jours, capables de donner naissance à plus de 200 types cellulaires représentatifs de tous les tissus de l'organisme
- des cellules souches totipotentes, cellules issues des premières division de l'oeuf fécondé (jusqu'au 4eme jour), capables de donner naissance à tous les types de cellules de l'organisme et les seules à permettre le développement complet d'un individu.
CELLULES SOMATIQUES
Les cellules somatiques, ou soma, sont toutes les cellules animales (uniquement chez les Bilatériens) qui ne seront jamais à l'origine de gamètes (spermatozoïdes et ovules) contrairement auxcellules germinales qui constituent le germen. Les cellules somatiques représentent le plus souvent l'immense majorité des cellules constituant un individu. Ces cellules n'étant pas des cellules germinales (à l'origine des gamètes), elles ne transmettront pas à leur descendance les mutations qu'elles ont pu subir.
Cependant, pour les Spongiaires, des cellules somatiques non-différenciées forment la lignée germinale et, chez les Cnidaires, des cellules somatiques différenciées sont à l'origine de la lignée germinale.
Une mutation somatique, c'est-à-dire apparaissant dans les cellules autres que les cellules reproductrices, provoque l'apparition de cellules mutantes identiques, qui toutes descendent de la cellule qui a subi la mutation initiale. Une population de cellules identiques qui dérivent d'une cellule-mère par multiplication cellulaire s'appelle un clone. Si la mutation survient dans un tissu dont les cellules se divisent encore, un clone muté peut se former. Si la mutation touche une cellule qui ne se divise plus, son impact sera probablement négligeable.
LES ADIPOCYTES
Les adipocytes sont des cellules présentes dans les tissus adipeux, spécialisées dans le stockage de la graisse. Les adipocytes constituent donc une partie de nos réserves d'énergie. Ils stockent les lipides jusqu’à une taille cellulaire critique situé entre 70 et 120 μm. Au-delà de cette taille maximale, l’adipocyte, ne pouvant plus stocker de graisses, déclenche la formation d’une nouvelle cellule de stockage, le pré-adipocyte.
Les réserves de lipides sont constituées de triglycérides. Ces triglycérides sont synthétisés à l'intérieur de l'adipocyte mais l'endocytose, c'est-à-dire la diffusion de ces triglycérides à travers la membrane cytoplasmique, n'est pas facilitée. L'adipocyte va donc excréter dans le sang une lipase pour cliver les triglycérides en acide gras et glycérol qui sont facilement assimilables par l'adipocyte. Le mécanisme inverse est effectué lors de l'excrétion des réserves lipiques par l'intermédiaire d'une enzyme, la lécithine.
Habituellement, le nombre d'adipocytes augmente jusqu'à l'âge de 15 ans et cette multiplication (hyperplasie) est particulièrement importante durant la première année de la vie. Il est donc important de veiller à l'alimentation des enfants jusqu'à l'adolescence pour éviter de préparer un terrain favorable à l'obésité à l'âge adulte.
Après 15 ans, on dispose ainsi normalement d'un nombre fixe d'adipocytes. Lorsqu'on grossit, on commence par remplir ses adipocytes sans en multiplier le nombre. Déjà huit fois plus gros qu’une cellule classique, un adipocyte peut grossir jusqu’à multiplier sa taille par 50 (phase hypertrophique).
Contrairement à une idée largement répandue, si cette hypertrophie n’est pas suffisante et que l’apport en graisses est trop important pour être emmagasiné dans nos quelque vingt milliards d’adipocytes, ceux-ci vont se diviser et se multiplier, c’est la phase hyperplasique qui peut multiplier par 10 le nombre d'adipocytes (pour atteindre 200 milliards). Pour maigrir, on peut vider les adipocytes de leur surcharge lipidique (lipolyse à l'aide de lécithine) mais on ne peut jamais en réduire le nombre (sauf avec une liposuccion). C'est pour cette raison qu'on reprend très facilement le poids perdu après l'arrêt d'un régime hypocalorique.
L'obésité peut donc être de type :
hypertrophique : grossissement des adipocytes.
hyperplasique : multiplication du nombre d'adipocytes.
mixte : grossissement et multiplication des adipocytes.
Types d'adipocytes
Il existe deux types de tissus adipeux : la graisse blanche et la graisse brune. Par conséquent, il existe deux types d'adipocytes :
Adipocytes blancs uniloculaires - Cellule dont la forme varie selon qu'elle soit isolée ; sphérique, ou entassé ; polygonale. Ils ont un diamètre de 100 à 150µm. Leur cytoplasme est entièrement occupé par une énorme goutte lipidique constitués de triglycérides tandis que leur noyau est rejeté en périphérie contre la membrane. Les adipocytes blancs sécrètent de la résistine et de la leptine, hormone inhibant l'appétit (hormone anorexigène).
Adipocytes bruns multiloculaires - Ces cellules sont de forme polygonale et ont un diamètre d'environ 30µm. Elles contiennent de nombreuses gouttelettes lipidiques. Ce sont les cellules de l'hibernation qui participent à la thermogenèse. Cette thermogenèse est accomplie par phosphorylation d'acide gras dans les nombreuses mitochondries. Ces mitochondries ont la particularité d'être très riches en cytochrome, donnant sa couleur brune à la cellule. Ils sont retrouvés chez les animaux hibernant et chez les nouveau-nés. Chez ces derniers, ils permettent une adaptation thermique lors du passage du milieu maternel (37 °C) au milieu extérieur (environ 20 °C). Ces cellules sont en rapport avec des terminaisons nerveuses β-adrénergique.
Depuis 2009 la présence d'adipocytes bruns chez l'homme adulte a été mise en évidence par des méthodes de tomographie à émission de positons1. L'activité métabolique élevé de ces tissus observé à des températures environnantes froides permet de supposer qu'ils prennent part à la régulation thermique. On sait à présent qu'ils sont à l'origine de l'activation d'une protéine de découplage UCP, laquelle permet d'utiliser de l'énergie directement pour la thermorégulation, et non plus pour la production d'Adénosine Tri-Phosphate.
Pour l'extraction des adipocytes matures : digérer le tissu avec 2mg/ml de collagènase de type 1 pendant 40 minutes puis filtrer à travers 100 microns et les adipocytes se retrouveront dans le surnageant blanc.
Image radiographique de contrôle de pose d'un "harpon" sur un sein en vue d'une biopsie
La stéréotaxie est une technique utilisée en neurochirurgie pour atteindre des zones du cerveau de manière précise. Elle permet de définir la position d'une structure grâce à un système de coordonnées dans l'espace et de l'atteindre pour procéder à un traitement, une biopsie, etc. La méthode assure une meilleure précision tout en étant moins invasive qu'une intervention classique.
Principes
On définit au préalable un espace de référence. On fixe pour cela un système de contention sur le crâne du patient. On utilise ensuite des moyens d'imagerie médicale (IRM, tomodensitométrie, radiographie, etc.) pour extraire des repères dans l'espace à partir du cadre. Ces points permettent de déduire un système de coordonnées relatif au cadre et d'obtenir la position de la cible dans ce nouveau référentiel.
Les informations obtenues sont reportées sur le dispositif mécanique fixé solidement sur la tête du patient. Le chirurgien utilise des guides montés sur le système pour atteindre la zone cible. La précision varie selon le système et la profondeur de la zone à atteindre. L'intervention peut être aidée par un système robotisé.
Utilisation
La chirurgie stéréotaxique est indiquée pour :
les biopsies (tumeurs, gliomes, etc.), les interventions de ce type sont courantes sous stéréotaxie
le traitement de la maladie de Parkinson par l'introduction d'électrodes à des endroits très précis du cerveau
le traitement des tremblements et des mouvements anormaux
le traitement de l'épilepsie
le combat contre la douleur en détruisant certaines zones impliquées
Cellules souches capables d'engendrer un organisme entier, c'est-à-dire, chez l'homme, un bébé avec les annexes, le cordon et le placenta. Les seules vraies cellules totipotentes sont l'oeuf fécondé et les cellues filles issues de ses toutes premières divisions.
Cellule souche
Cellule indifférenciée, capable de s'auto renouveler, de se différencier en d'autres types cellulaires et de proliférer en culture. Les cellules souches sont issues soit de l'embryon, soit du foetus, soit de tissus adultes, elles peuvent aussi être obtenues par transfert de noyau.
Il existe plusieurs types des cellules souches : - des cellules souches multipotentes (cellules foetales et adultes) capables de donner naissance à plusieurs types cellulaires, comme par exemple les cellules souches myéloïdes de la moelle osseuse qui sont à l'origine des cellules sanguines (érythrocytes, monocytes, granulocytes...).
- des cellules souches pluripotentes (cellules souches embryonnaires ou cellules ES), issues d'un embryon de 5 à 7 jours, capables de donner naissance à plus de 200 types cellulaires représentatifs de tous les tissus de l'organisme
- des cellules souches totipotentes, cellules issues des premières division de l'oeuf fécondé (jusqu'au 4eme jour), capables de donner naissance à tous les types de cellules de l'organisme et les seules à permettre le développement complet d'un individu.
CELLULES SOMATIQUES
Les cellules somatiques, ou soma, sont toutes les cellules animales (uniquement chez les Bilatériens) qui ne seront jamais à l'origine de gamètes (spermatozoïdes et ovules) contrairement auxcellules germinales qui constituent le germen. Les cellules somatiques représentent le plus souvent l'immense majorité des cellules constituant un individu. Ces cellules n'étant pas des cellules germinales (à l'origine des gamètes), elles ne transmettront pas à leur descendance les mutations qu'elles ont pu subir.
Cependant, pour les Spongiaires, des cellules somatiques non-différenciées forment la lignée germinale et, chez les Cnidaires, des cellules somatiques différenciées sont à l'origine de la lignée germinale.
Une mutation somatique, c'est-à-dire apparaissant dans les cellules autres que les cellules reproductrices, provoque l'apparition de cellules mutantes identiques, qui toutes descendent de la cellule qui a subi la mutation initiale. Une population de cellules identiques qui dérivent d'une cellule-mère par multiplication cellulaire s'appelle un clone. Si la mutation survient dans un tissu dont les cellules se divisent encore, un clone muté peut se former. Si la mutation touche une cellule qui ne se divise plus, son impact sera probablement négligeable.
LES ADIPOCYTES
Les adipocytes sont des cellules présentes dans les tissus adipeux, spécialisées dans le stockage de la graisse. Les adipocytes constituent donc une partie de nos réserves d'énergie. Ils stockent les lipides jusqu’à une taille cellulaire critique situé entre 70 et 120 μm. Au-delà de cette taille maximale, l’adipocyte, ne pouvant plus stocker de graisses, déclenche la formation d’une nouvelle cellule de stockage, le pré-adipocyte.
Les réserves de lipides sont constituées de triglycérides. Ces triglycérides sont synthétisés à l'intérieur de l'adipocyte mais l'endocytose, c'est-à-dire la diffusion de ces triglycérides à travers la membrane cytoplasmique, n'est pas facilitée. L'adipocyte va donc excréter dans le sang une lipase pour cliver les triglycérides en acide gras et glycérol qui sont facilement assimilables par l'adipocyte. Le mécanisme inverse est effectué lors de l'excrétion des réserves lipiques par l'intermédiaire d'une enzyme, la lécithine.
Habituellement, le nombre d'adipocytes augmente jusqu'à l'âge de 15 ans et cette multiplication (hyperplasie) est particulièrement importante durant la première année de la vie. Il est donc important de veiller à l'alimentation des enfants jusqu'à l'adolescence pour éviter de préparer un terrain favorable à l'obésité à l'âge adulte.
Après 15 ans, on dispose ainsi normalement d'un nombre fixe d'adipocytes. Lorsqu'on grossit, on commence par remplir ses adipocytes sans en multiplier le nombre. Déjà huit fois plus gros qu’une cellule classique, un adipocyte peut grossir jusqu’à multiplier sa taille par 50 (phase hypertrophique).
Contrairement à une idée largement répandue, si cette hypertrophie n’est pas suffisante et que l’apport en graisses est trop important pour être emmagasiné dans nos quelque vingt milliards d’adipocytes, ceux-ci vont se diviser et se multiplier, c’est la phase hyperplasique qui peut multiplier par 10 le nombre d'adipocytes (pour atteindre 200 milliards). Pour maigrir, on peut vider les adipocytes de leur surcharge lipidique (lipolyse à l'aide de lécithine) mais on ne peut jamais en réduire le nombre (sauf avec une liposuccion). C'est pour cette raison qu'on reprend très facilement le poids perdu après l'arrêt d'un régime hypocalorique.
L'obésité peut donc être de type :
hypertrophique : grossissement des adipocytes.
hyperplasique : multiplication du nombre d'adipocytes.
mixte : grossissement et multiplication des adipocytes.
Types d'adipocytes
Il existe deux types de tissus adipeux : la graisse blanche et la graisse brune. Par conséquent, il existe deux types d'adipocytes :
Adipocytes blancs uniloculaires - Cellule dont la forme varie selon qu'elle soit isolée ; sphérique, ou entassé ; polygonale. Ils ont un diamètre de 100 à 150µm. Leur cytoplasme est entièrement occupé par une énorme goutte lipidique constitués de triglycérides tandis que leur noyau est rejeté en périphérie contre la membrane. Les adipocytes blancs sécrètent de la résistine et de la leptine, hormone inhibant l'appétit (hormone anorexigène).
Adipocytes bruns multiloculaires - Ces cellules sont de forme polygonale et ont un diamètre d'environ 30µm. Elles contiennent de nombreuses gouttelettes lipidiques. Ce sont les cellules de l'hibernation qui participent à la thermogenèse. Cette thermogenèse est accomplie par phosphorylation d'acide gras dans les nombreuses mitochondries. Ces mitochondries ont la particularité d'être très riches en cytochrome, donnant sa couleur brune à la cellule. Ils sont retrouvés chez les animaux hibernant et chez les nouveau-nés. Chez ces derniers, ils permettent une adaptation thermique lors du passage du milieu maternel (37 °C) au milieu extérieur (environ 20 °C). Ces cellules sont en rapport avec des terminaisons nerveuses β-adrénergique.
Depuis 2009 la présence d'adipocytes bruns chez l'homme adulte a été mise en évidence par des méthodes de tomographie à émission de positons1. L'activité métabolique élevé de ces tissus observé à des températures environnantes froides permet de supposer qu'ils prennent part à la régulation thermique. On sait à présent qu'ils sont à l'origine de l'activation d'une protéine de découplage UCP, laquelle permet d'utiliser de l'énergie directement pour la thermorégulation, et non plus pour la production d'Adénosine Tri-Phosphate.
Pour l'extraction des adipocytes matures : digérer le tissu avec 2mg/ml de collagènase de type 1 pendant 40 minutes puis filtrer à travers 100 microns et les adipocytes se retrouveront dans le surnageant blanc.
STEREOTAXIE
Biopsie du cerveau grâce à une aiguille montée sur un cadre stéréotaxiqueImage radiographique de contrôle de pose d'un "harpon" sur un sein en vue d'une biopsie
La stéréotaxie est une technique utilisée en neurochirurgie pour atteindre des zones du cerveau de manière précise. Elle permet de définir la position d'une structure grâce à un système de coordonnées dans l'espace et de l'atteindre pour procéder à un traitement, une biopsie, etc. La méthode assure une meilleure précision tout en étant moins invasive qu'une intervention classique.
Principes
On définit au préalable un espace de référence. On fixe pour cela un système de contention sur le crâne du patient. On utilise ensuite des moyens d'imagerie médicale (IRM, tomodensitométrie, radiographie, etc.) pour extraire des repères dans l'espace à partir du cadre. Ces points permettent de déduire un système de coordonnées relatif au cadre et d'obtenir la position de la cible dans ce nouveau référentiel.
Les informations obtenues sont reportées sur le dispositif mécanique fixé solidement sur la tête du patient. Le chirurgien utilise des guides montés sur le système pour atteindre la zone cible. La précision varie selon le système et la profondeur de la zone à atteindre. L'intervention peut être aidée par un système robotisé.
Utilisation
La chirurgie stéréotaxique est indiquée pour :
les biopsies (tumeurs, gliomes, etc.), les interventions de ce type sont courantes sous stéréotaxie
le traitement de la maladie de Parkinson par l'introduction d'électrodes à des endroits très précis du cerveau
le traitement des tremblements et des mouvements anormaux
le traitement de l'épilepsie
le combat contre la douleur en détruisant certaines zones impliquées
LES ANEMIES
Qu'est-ce que c'est
C'est l'abaissement au dessous du niveau habituel de la masse globulaire sanguine circulante. Elle est définie par :
Un taux d'hémoglobine inférieur à 14 g/l chez l'homme, 12 g/l chez la femme ;
Ou par un nombre de globules rouges inférieur à 4.5 millions par microlitre chez l'homme, 4 millions par microlitre chez la femme ;
Ou encore par un hématocrite inférieur à 40 % chez l'homme, à 37 % chez la femme.
L'anémie peut relever de trois grands mécanismes :
Hémorragies aiguës ou chroniques ;
Diminution de production des globules rouges ;
Augmentation de destruction des globules rouges (hémolyse).
Les signes de la maladie
Un taux d'hémoglobine inférieur à 14 g/l chez l'homme, 12 g/l chez la femme ;
Ou par un nombre de globules rouges inférieur à 4.5 millions par microlitre chez l'homme, 4 millions par microlitre chez la femme ;
Ou encore par un hématocrite inférieur à 40 % chez l'homme, à 37 % chez la femme.
L'anémie peut relever de trois grands mécanismes :
Hémorragies aiguës ou chroniques ;
Diminution de production des globules rouges ;
Augmentation de destruction des globules rouges (hémolyse).
Les signes de la maladie
Les signes cliniques sont fonction du degré, de la rapidité d'installation de l'anémie et du terrain.
Les symptômes habituels sont une pâleur de la peau et des muqueuses (conjonctives), un essoufflement lors des efforts (dyspnée), une tachycardie (accélération du rythme cardiaque), une fatigue, des maux de tête, des vertiges, des bourdonnements d'oreilles, des "mouches volantes" (corps flottants protéiniques dans le liquide interne de l'oeil)...
A un stade plus avancé, il y a une perte d'appétit, des vomissements, une aménorrhée (arrêt des règles) chez la femme, une impuissance chez l'homme, parfois une fièvre très modérée.
L'examen peut montrer un souffle systolique cardiaque à l'auscultation, des oedèmes des membres inférieurs.
Examens et analyses complémentaires
La prise de sang permet de classer l'anémie par analyse de l'hémogramme (numération formule sanguine). Les résultats permettent de distinguer :
Les anémies normochromes et normocytaires (diminution du nombre de globules rouges qui ont une couleur et une taille normales) ;
Les anémies hypochromes (couleur claire) et/ou microcytaires (globules de petite taille) ;
Les anémies macrocytaires ou mégaloblastiques (les globules rouges sont de taille s fer sérique ;
Les symptômes habituels sont une pâleur de la peau et des muqueuses (conjonctives), un essoufflement lors des efforts (dyspnée), une tachycardie (accélération du rythme cardiaque), une fatigue, des maux de tête, des vertiges, des bourdonnements d'oreilles, des "mouches volantes" (corps flottants protéiniques dans le liquide interne de l'oeil)...
A un stade plus avancé, il y a une perte d'appétit, des vomissements, une aménorrhée (arrêt des règles) chez la femme, une impuissance chez l'homme, parfois une fièvre très modérée.
L'examen peut montrer un souffle systolique cardiaque à l'auscultation, des oedèmes des membres inférieurs.
Examens et analyses complémentaires
La prise de sang permet de classer l'anémie par analyse de l'hémogramme (numération formule sanguine). Les résultats permettent de distinguer :
Les anémies normochromes et normocytaires (diminution du nombre de globules rouges qui ont une couleur et une taille normales) ;
Les anémies hypochromes (couleur claire) et/ou microcytaires (globules de petite taille) ;
Les anémies macrocytaires ou mégaloblastiques (les globules rouges sont de taille s fer sérique ;
Réticulocytes ;
Saturation de la sidérophylline ;
Electrophorèse de l'hémoglobine ;
Myélogramme ;
Test de Coombs ;
Biopsie médullaire ;
Etude de la durée de vie des hématies ;
Etude du métabolisme du fer radio-actif ;
Dosages enzymatiques ;
Bilan immunologique...
Saturation de la sidérophylline ;
Electrophorèse de l'hémoglobine ;
Myélogramme ;
Test de Coombs ;
Biopsie médullaire ;
Etude de la durée de vie des hématies ;
Etude du métabolisme du fer radio-actif ;
Dosages enzymatiques ;
Bilan immunologique...
Les anémies hypochromes microcytaires
Ces anémies sont définies par la diminution de la concentration en hémoglobine des globules rouges (elles apparaissent plus claires, donc hypochromes) et par une diminution du volume globulaire moyen (microcytaires).Elles sont dites hyposidérémiques lorsqu'elles sont causées par un taux bas de fer sérique (le fer est indispensable à la fabrication des globules rouges).
Les carences en fer (carence martiale) peuvent être dues à un saignement chronique d'origine gynécologique ou digestive (anémies ferriprives) ou encore à certains syndromes inflammatoires entraînant une rétention de fer dans les macrophages (anémies inflammatoires). Dans ces cas il faut traiter la cause et parfois supplémenter l'organisme en fer pendant quelque temps.
Les anémies hypochromes microcytaires peuvent également se voir avec un fer sérique normal ou augmenté : elles sont alors causées par des troubles de l'utilisation de fer dans la synthèse de l'hémoglobine, dans des maladies comme les thalassémies (anémies congénitales avec une anomalie caractéristique de synthèse d'une partie de l'hémoglobine).
Ces anémies sont définies par la diminution de la concentration en hémoglobine des globules rouges (elles apparaissent plus claires, donc hypochromes) et par une diminution du volume globulaire moyen (microcytaires).Elles sont dites hyposidérémiques lorsqu'elles sont causées par un taux bas de fer sérique (le fer est indispensable à la fabrication des globules rouges).
Les carences en fer (carence martiale) peuvent être dues à un saignement chronique d'origine gynécologique ou digestive (anémies ferriprives) ou encore à certains syndromes inflammatoires entraînant une rétention de fer dans les macrophages (anémies inflammatoires). Dans ces cas il faut traiter la cause et parfois supplémenter l'organisme en fer pendant quelque temps.
Les anémies hypochromes microcytaires peuvent également se voir avec un fer sérique normal ou augmenté : elles sont alors causées par des troubles de l'utilisation de fer dans la synthèse de l'hémoglobine, dans des maladies comme les thalassémies (anémies congénitales avec une anomalie caractéristique de synthèse d'une partie de l'hémoglobine).
Les anémies normochromes normocytairesElles se traduisent par une baisse isolée du taux d'hémoglobine sanguine. L'anémie est due à une insuffisance médullaire (la moelle osseuse ne produit plus assez de globules rouges) : on parle d'anémie centrale arégénérative. Il peut s'agir par exemple d'une atteinte toxique (médicaments, insecticides, etc.) ou physique (irradiation, envahissement par des cellules anormales, etc.) de la moelle.
HEMATOCRITE
HEMATOCRITE
Volume occupé par les globules rouges par rapport à la quantité de sang total (globules rouges plus plasma) : il s'exprime en pourcentage.
En fait, l'hématocrite désignait au départ l'appareil, c'est-à-dire le tube de verre de 11 centimètres de long dans lequel on séparait les globules rouges du plasma, par centrifugation, après avoir mis du sang anti-coagulé dedans.Actuellement, la mesure de l'hématocrite s'effectue grâce à des appareils électroniques à partir du nombre de globules rouges et du volume de chacun d'entre eux.
En fait, l'hématocrite désignait au départ l'appareil, c'est-à-dire le tube de verre de 11 centimètres de long dans lequel on séparait les globules rouges du plasma, par centrifugation, après avoir mis du sang anti-coagulé dedans.Actuellement, la mesure de l'hématocrite s'effectue grâce à des appareils électroniques à partir du nombre de globules rouges et du volume de chacun d'entre eux.
LYMPHOME
Le système lymphatique est un organe de défense de l’organisme ; il est composé des vaisseaux lymphatiques, des ganglions lymphatiques, de cellules lymphatiques qui circulent dans le sang et la lymphe. Les organes lymphoïdes comme la rate, lefoie, la moelle osseuse font aussi partie du système lymphatique.
Un lymphome est une maladie du sang et des ganglions
Il existe plusieurs sortes de cancers lymphatiques selon la lignée de cellules atteintes. Pour résumer on classe ces cancers en 2 groupes : lymphome de Hodgkin et lymphomes non hodgkiniens.
Un lymphome est une maladie du sang et des ganglions
Il existe plusieurs sortes de cancers lymphatiques selon la lignée de cellules atteintes. Pour résumer on classe ces cancers en 2 groupes : lymphome de Hodgkin et lymphomes non hodgkiniens.
LES ADENOPATHIES
La maladie est représentée par la multiplication anarchique des lymphocytes dans les ganglions ; ceux-ci sont augmentés de volume, on les appelle des adénopathies.
Mais adénopathie ne signifie pas systématiquement cancer, loin s’en faut ; de nombreuses maladies entraînent l’apparition d’adénopathies persistantes parfois pendant plusieurs semaines, en particulier des maladies infectieuses bactériennes, virales, parasitaires. C’est un moyen de défense de l’organisme très efficace, les ganglions sont un filtre qui empêche les microbes d’envahir un organisme.
Des adénopathies présentes depuis plusieurs semaines, palpables dans le cou, sous les bras, au niveau de l’aine doivent être surveillés. Ils peuvent, hors maladie infectieuse récente, être suspects.
Mais des ganglions atteints par un lymphome peuvent être inaccessibles à l’examen clinique ; une fatigue, une fièvre persistante, un prurit, une perte de poids peuvent être des signes de découverte d’un lymphome.
Parfois des ganglions peuvent comprimer des organes voisins, par exemple des ganglions dans le médiastin (espace entre les poumons et le cœur) peuvent entraîner des douleurs, une toux, une gêne à la respiration ou à la déglutition.
Mais adénopathie ne signifie pas systématiquement cancer, loin s’en faut ; de nombreuses maladies entraînent l’apparition d’adénopathies persistantes parfois pendant plusieurs semaines, en particulier des maladies infectieuses bactériennes, virales, parasitaires. C’est un moyen de défense de l’organisme très efficace, les ganglions sont un filtre qui empêche les microbes d’envahir un organisme.
Des adénopathies présentes depuis plusieurs semaines, palpables dans le cou, sous les bras, au niveau de l’aine doivent être surveillés. Ils peuvent, hors maladie infectieuse récente, être suspects.
Mais des ganglions atteints par un lymphome peuvent être inaccessibles à l’examen clinique ; une fatigue, une fièvre persistante, un prurit, une perte de poids peuvent être des signes de découverte d’un lymphome.
Parfois des ganglions peuvent comprimer des organes voisins, par exemple des ganglions dans le médiastin (espace entre les poumons et le cœur) peuvent entraîner des douleurs, une toux, une gêne à la respiration ou à la déglutition.
Ponction et biopsie
Devant un ganglion suspect, une ponction avec une aiguille et une seringue est indispensable pour faire l’analyse de l’extrait et rechercher des cellules suspectes.
Si l’analyse oriente vers un lymphome, il faut pousser plus loin l’analyse anatomo-pathologique et procéder à une biopsie.
La biopsie est l’analyse du ganglion qui aura été enlevé par un geste chirurgical, éventuellement par une endoscopie : les biologistes recherchent des cellules malignes lymphoïdes mais aussi des cellules géantes de Sternberg qui sont typiques de la maladie de Hodgkin.
Si l’analyse oriente vers un lymphome, il faut pousser plus loin l’analyse anatomo-pathologique et procéder à une biopsie.
La biopsie est l’analyse du ganglion qui aura été enlevé par un geste chirurgical, éventuellement par une endoscopie : les biologistes recherchent des cellules malignes lymphoïdes mais aussi des cellules géantes de Sternberg qui sont typiques de la maladie de Hodgkin.
Le bilan d’extension
S’il s’avère que ces ganglions sont dus à une maladie cancéreuse, il faut rechercher les ganglions atteints dans tout l’organisme : des ganglions abdominaux, médiastinaux…
Il faut aussi rechercher l’atteinte d’organes lymphoïdes comme les amygdales, la rate, le foie, la moelle osseuse ainsi qu’une extension aux autres organes.
Aussi des examens complémentaires sont prescrits pour faire ce bilan d’extension de la maladie : des prises de sang avec recherche de cellules anormales, recherche d’une anémie, d’un syndrome inflammatoire.
La visualisation de ganglions inaccessibles à l’examen clinique ou d’organes atteints est possible grâce aux scanners thoracique et abdominal, à la lymphographie qui visualiser les vaisseaux et ganglions lymphatiques, aux radiographies du squelette, à la scintigraphie.
Il faut aussi rechercher l’atteinte d’organes lymphoïdes comme les amygdales, la rate, le foie, la moelle osseuse ainsi qu’une extension aux autres organes.
Aussi des examens complémentaires sont prescrits pour faire ce bilan d’extension de la maladie : des prises de sang avec recherche de cellules anormales, recherche d’une anémie, d’un syndrome inflammatoire.
La visualisation de ganglions inaccessibles à l’examen clinique ou d’organes atteints est possible grâce aux scanners thoracique et abdominal, à la lymphographie qui visualiser les vaisseaux et ganglions lymphatiques, aux radiographies du squelette, à la scintigraphie.
Hodgkin, Burkitt…
Après cette série d’examens, il est en général possible de dire si c’est un lymphome et à quelle catégorie de lymphome il appartient : lymphome de Hodgkin oulymphome non hodgkinien tel qu’un lymphome de Burkitt (atteignant les os) ou un mycosis fongoïde (touchant la peau)
L’évolution spontanée des lymphomes
Si aucun traitement n’est entrepris, de plus en plus de ganglions seront atteints, leur volume pourra comprimer les organes voisins et donner des signes cliniques divers : toux, essoufflement, troubles cardiaques, troubles digestifs, douleurs, et parfois même paralysies si la moelle épinière est comprimée….
Le traitement des lymphomes est très bien codifié et ils sont souvent efficaces
Les patients sont en général traités par radiothérapie et/ou chimiothérapie, les protocoles seront variables selon le type de lymphome et le stade d’évolution de la maladie.
Quelquefois des traitements plus agressifs sont proposés : greffes de cellules souches de moelle, greffe de moelle…
Quand la rate est atteinte, elle peut être enlevée.
Après le traitement, les patients sont régulièrement surveillés : il est nécessaire de prendre en charge d’éventuelles rechutes ou des effets secondaires aux traitements.
Les patients sont en général traités par radiothérapie et/ou chimiothérapie, les protocoles seront variables selon le type de lymphome et le stade d’évolution de la maladie.
Quelquefois des traitements plus agressifs sont proposés : greffes de cellules souches de moelle, greffe de moelle…
Quand la rate est atteinte, elle peut être enlevée.
Après le traitement, les patients sont régulièrement surveillés : il est nécessaire de prendre en charge d’éventuelles rechutes ou des effets secondaires aux traitements.
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