CULTURE GENERALE

SAMPLER - ÉCHANTILLONNEUR
Un échantillonneur AKAI MPC2000
Un échantillonneur, aussi connu sous l'anglicisme sampler, est un instrument de musique électronique capable d'enregistrer, d'échantillonner des sons (échantillons ou samples) et de les rejouer à la hauteur voulue.
Beaucoup d'échantillonneurs sont aujourd'hui réduit à la fonction de lecteurs d'échantillons. Ils servent souvent à jouer sur un clavier électronique en profitant d'un son extrêmement réaliste. Cela est rendu possible par l'utilisation de plusieurs centaines d'échantillons issus de l'enregistrement méthodique d'un véritable instrument, chaque échantillon correspondant à une note, une nuance, un enchaînement, une technique de jeu.
Histoire

Un des premiers modèles d'échantillonneurs était le Mellotron qui, dans les années 1960, utilisait une bande magnétique par touche du clavier. Le premier échantillonneur numérique est le Fairlight CMI, lancé en 1979.
L'échantillonneur a été utilisé dès les années 1980 par des groupes faisant appel aux instruments électroniques, comme par exemple Depeche Mode ou Kraftwerk.
Akai, E-mu, Ensoniq, Korg, Kurzweil, Roland ou encore Yamaha sont des marques qui proposent (ou ont proposé) des échantillonneurs. Toutefois c'est Akai qui domina le marché depuis 1985 jusqu'à l'apparition des solutions d'échantillonnage fonctionnelles sur ordinateurs au début des années 2000.
Depuis 2000, les échantillonneurs matériels sont progressivement délaissés au profit de leurs équivalents virtuels fonctionnant sur ordinateur. Les échantillonneurs virtuels supportent :
les fichiers sons aux formats ogg, AIFF, WAV (de 8 à 32 bits) ,mp3, snd
les fichiers de banques de son propriétaires (rx2,rex, rcy,sf2,akp, pgm,mod,gig, exs,sxt,kit,kt2,kt3,krz,k25,sfz, nki,nkm)
les intruments virtuels et effets virtuels sous forme de plug in
l'édition de son (slicer, time-stretch, pitch-shift, beat-slice)

L'ARPEGGIONE 
Cet instrument très rare (il n’en existe qu’une douzaine d’exemplaires au monde, originaux et copies confondus) est connu essentiellement à travers un œuvre unique de Schubert, sa sonate pour arpegionne et pianoforte D 821, écrite en 1824.
Ce bel instrument, qui a eu une existence très brève, et que l’on appelle parfois « guitare d’amour » est un compromis entre le violoncelle et la guitare. Du violoncelle il a à peu près la taille, le jeu avec un archet et la tenue entre les jambes, mais normalement sans la pique ; de la guitare, il a les frettes et les six cordes accordées comme elle.
On attribue l’invention et la construction de cet instrument à J. G. Staufer, à Vienne en 1823, qui était l’un des plus célèbre fabricants de guitares du XIXe siècle. Il semble toutefois qu’un instrument similaire ait été proposé une vingtaine d’années auparavant par un luthier slovaque de Pressbourg (aujourd’hui Bratislava), et la même année que Staufer par un autre luthier installé à Pest en Hongrie, du nom de Peter Tuferdolfer.
Schubert a composé cette œuvre pour un de ses amis, guitariste amateur, du nom de Vincenz Schuster, qui s’était passionné pour ce nouvel instrument, au point d’en avoir rédigé la seule méthode existante à ce jour.
On connaît l’existence d’un concerto pour arpeggione et orchestre d’un certain H.A. Birnbach à peu près contemporain de la sonate de Schubert, mais dont on a perdu la trace, si bien que cette dernière reste ,à ce jour, la seule œuvre ancienne connue pour cet instrument.
L’étendue de l’arpeggione est proche de celle du violoncelle, quatre octaves plus les harmoniques. Sa sonorité, un peu moins puissante, fait beaucoup penser à celle des violes de gambe, essentiellement à cause de la présence des frettes qui interdisent le vibrato propre aux instruments de la famille du violon.
L’instrument est, paraît-il, assez difficile car il suppose de maîtriser à la fois le jeu à la main gauche de la guitare et la technique de l’archet à la main droite. Si l’on ajoute à cela qu’il entrait un peu en concurrence avec le violoncelle, on comprend qu’il n’ait pas eu beaucoup d’avenir. Actuellement, lorsque l’on joue la sonate de Schubert, elle est interprétée au violoncelle ou, plus rarement au violon alto.

Cens (droit seigneurial)
Le cens et la censive sont deux termes liés à la structure économique de systèmes politiques féodaux :
le cens désigne une redevance (« payer le cens ») ;
la censive peut être soit le fonds (« posséder/ acheter une censive »), soit la redevance (« payer la censive »), synonyme de cens applicable à la terre, soit la façon de posséder le fonds (fonds tenu en censive et non en fief ou en franc-alleu).
Cens et censive : la redevance

Le cens est la redevance annuelle, foncière et perpétuelle qui est due par celui qui possède la propriété utile d'un fonds, appelé censive, à celui qui en possède la propriété éminente, appelée seigneurie. Le censitaire est en général roturier, mais il peut aussi être noble ou ecclésiastique. La censive peut consister en une terre, une parcelle bâtie dans une ville, un moulin ou un bac sur une rivière, un péage sur un chemin, des têtes de bétail avec un droit de pâturage, mais aussi un domaine important comme un prieuré. Celui qui reçoit le cens est toujours considéré comme noble.
En donnant le cens, le censitaire reconnaît symboliquement être assujetti à celui dont il tient son fonds ; en recevant le cens, le seigneur direct confirme son obligation d'assurer au censitaire une possession juste et paisible. La convention entre le censitaire et le seigneur fait l'objet à chaque mutation, d'une « reconnaissance » ou d'une « investiture » ou « investizion » lorsque c'est une censive roturière, mais aussi parfois un hommage quand c'est un domaine noble.
On distingue entre les censives serviles, qui ne peuvent être vendues ou léguées, et les censives libres qui peuvent être vendues. Les premières sont supposées avoir pour origine une propriété allodiale qui s'est recommandée à la protection d'un seigneur, les secondes sont supposées avoir été une terre concédée par un seigneur à un homme sans fortune.
Les censives peuvent être louées, soit par le seigneur et elles sont converties en rente, soit par le censitaire en suivant les coutumes du lieu ou de la ville.
Les censives sont purement foncières: même dans les villes, la concession ne porte que sur le foncier nu, les bâtiments et aménagements étant apportés par le censitaire.
La valeur du cens est immuable, elle n'est pas négociable entre les propriétaires utiles et éminents: son montant, en général stipulé en nature, est supposé avoir été fixé de façon immémoriale entre les prédécesseurs du premier censitaire et du premier seigneur. Lorsqu'elle est convertie en argent, le censitaire roturier a toujours la possibilité de la payer en nature.
Le cens doit plutôt être considéré comme un impôt local que comme un loyer: il correspond spécifiquement à la prestation de justice et de sécurité que la seigneurie (ou la ville souveraine) doit assurer à ses habitants. C'est donc le revenu noble par excellence. D'autres impôts, comme les corvées, la taille ou les dîmes, financent les autres « services publics » comme l'entretien des chemins de la seigneurie, ou de l'église dans la paroisse.
Censive : la terre

La censive est un fonds qu'un seigneur de fief a concédé contre le paiement perpétuel d'un cens. Il en a vendu la propriété utile, propriété qui pourra passer aux héritiers qui, à leur tour, et solidairement, devront continuer à payer le cens. Le « censitaire » celui qui tient le fonds à cens, est responsable de cette terre et propriétaire de sa production. Le seigneur censier, celui qui a droit de lever les cens, conserve la directicité, la propriété éminente.
CENSIER
En droit féodal, le censier recevait ou payait le cens. Il y avait d'une part le seigneur censier à qui le cens était dû et d'autre part celui qui devait le cens (généralement un vilain, fermier ou métayer).
Dans le nord de la France et en Belgique, le mot "censier" désigne, par extension, celui qui tient une cense à ferme ainsi qu'une métairie, une ferme. Aujourd'hui, ce terme ("cinsier" en patois) s'emploie dans le sens de cultivateur, d'exploitant agricole, même lorsque celui-ci est propriétaire des terres cultivées
Censier ou papier censier désigne aussi les registres ou inventaires où était enregistrée la recette des cens et des rentes dues sur leurs tenures par les seigneurs. Ils servaient de facto de titres de propriété.

INFATUER
Verbe, (Désuet) S’exagérer le mérite ou l’importance d’une personne ou d’une chose.
S’infatuer de quelqu’un, S’infatuer d’une opinion, 
Il est infatué de sa personne.
Il est trop infatué de son mince talent.

SAPIENCE
1)Terme vieilli qui est synonyme de sagesse. 
          La crainte du Seigneur est la sapience. [Guez de Balzac, Le Prince]
Pays de sapience, la Normandie, ainsi dite à cause de la sagesse des lois que lui donna Rollon, ou beaucoup plutôt à cause du caractère prudent et même défiant des Normands.
          Près de Rouen, pays de sapience. [La Fontaine, Troq.]La Fontaine a étendu le pays de sapience jusqu'au Maine.
          Près du Mans donc, pays de sapience. [La Fontaine, Remède.]
2)Terme d'ancienne chimie. Lut de sapience, celui dont on se sert pour fermer hermétiquement les vaisseaux.
3)Absolument. La Sapience, le livre de Salomon qu'on appelle la Sagesse.
4)Il se dit quelquefois pour le Verbe, la Sagesse.

COQUEMAR (S)
Description
Le coquemar est une poterie de forme fermée, à col court, avec une anse et sans bec verseur. Ce type de poterie caractéristique de la période médiévale est bien attesté à Saint-Denis.
Évolution des coquemars de Saint-Denis

Les premières attestations de coquemar à Saint-Denis datent de la fin du XIIe siècle. Il apparaît de plus en plus fréquemment dans les niveaux archéologiques du XIIIe siècle. Au XIVe c'est la forme la plus fréquente. L'oule qui dominait au cours des périodes précédentes est désormais minoritaire.
À la fin du XIVe siècle, plusieurs sous-types apparaissent : certains ont l'aspect de « diabolos », d'autres ont des lèvres aplaties, triangulaires, des cols convexes,...
Le coquemar, porte généralement un décor peint en flammules ou en coulures (motif caractéristique des ateliers de Fosses [Val d'Oise]). À partir du XVe siècle la glaçure est de plus en plus fréquente à l'intérieur comme à l'extérieur du récipient sans doute pour améliorer son entretien.

AIGUIERE
Une aiguière ou Aquamanile est un récipient doté d'une anse et d'un bec destiné à contenir de l'eau et à la servir. Ce mot ancien est surtout utilisé de nos jours pour désigner des objets d'art. On utilise plutôt les termes de cruche, de pichet ou encore de carafe pour désigner nos vases à eau contemporains.
L'étymologie du mot provient de sa fonction : aqua, en latin, et aigue en vieux français ou Aïgue en occitan qui désigne l'eau.
Différentes formes d'aiguières

On connaît de nombreuses formes d'aiguières, réalisées dans des matériaux les plus divers : verre, céramique, orfèvrerie, métal, mais aussi cristal de roche ou autres pierres dures comme la sardoine, ou encore l'émail. Elles sont parfois associées à un bassin, afin de servir à la toilette, mais peuvent aussi être disposées sur la table et utilisée pour boire.
La production d'aiguières existe depuis l'antiquité : plusieurs exemplaires égyptiens sont parvenus jusqu'à nous, sans compter les nombreuses représentations qui en existent sur les tables d'offrandes.
Le monde médiéval, tant occidental qu'islamique, a également utilisé fréquemment ce type de récipient : témoin en est la célèbre aiguière aux oiseaux en cristal de roche anciennement conservée dans le trésor de l'abbaye de Saint-Denis, mais produite en Égypte Fatimide. À la Renaissance et jusqu'au xixe siècle, des œuvres en majolique et orfèvrerie reprennent cette forme. Plusieurs types se dégagent, comme par exemple les aiguières-casque, en forme de casque renversé. Parfois, on trouve même des aiguières zoomorphes voire narratives. L'une d'entre elle, conservée au musée du Louvre, représente l'enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus d'après des modèles de Jean de Bologne. Elle est réalisée en argent et partiellement dorée.
Notons enfin l'existence de tels récipients dans le monde extrême-oriental, parfois réalisés dans la technique de la laque.
L'église se servait et se sert encore d'aiguières pendant certaines cérémonies. Dans la vie civile, c'était avec l'aiguière que l'on se lavait les mains avant et après le repas. On appelait aussi aiguière un plateau contenant tout ce qui était nécessaire au service d'une collation : flacons, tasses, salières, etc.


ABSCONS, ABSCONSE
adjectif, (latin absconsus, caché)
Très difficile à comprendre ; obscur, inintelligible : Une doctrine absconse. Un écrivain abscons.


BAGAD ou BAGADOU
On appelle Bagad (en breton: équipage) une formation musical bretonne comprenant 3 pupitres: un pupitre de bombardes, un pupitre de cornemuses écossaises, un pupitre de caisses claires, percussions et grosse caisse (appelée plus souvent "basse"). Le Bagad est en général composé d'une vingtaine à une quarantaine de musiciens répartis dans chaque pupitre.
HISTORIQUE
Au lendemain de la 2nde Guerre mondiale, les "biniou" (en breton: cornemuses) et bombardes étaient au plus bas de leur déclin. Les sonneurs, tous âgés, partaient les uns après les autres, emportant avec eux leur répertoire et l'avenir de la musique bretonne. En 1942, six jeunes sonneurs, en vue de sauver leur musique, créerent la B.A.S (Bodadeg Ar Sonerion, l'assemblée des sonneurs). Le premier Bagad, celui des cheminots de Carhaix, né de l' inspiration des pipe-bands écossais, fut crée en 1947 par Polig Montjarret, un des  pionnier de la B.A.S. 
La B.A.S est devenu au fil de longues années de travail  une fédération très importante qui continue à oeuvrer pour la musique bretonne et pour les bagadou essentiellement, tant par l'organisation de fêtes et concours, la publication d'airs ou méthodes, la formation de "permanents" professionnels qui assurent les cours au sein des différents bagadou...
Bien qu'inspirés des fameux pipe-bands d'Ecosse, dont la musique était assez formelle, les Bagadou n'ont pas suivi la même voie, car leur musique bénéficie d'une diversité plus importante à la fois dans les airs joués que dans les styles de jeu, diversité apportée en grande partie par les bombardes, qui ont une échelle plus étendue que celle des cornemuses. Les répertoires des bagadou sont puisés dans la grande richesse du patrimoine breton : marches, mélodies, danses... Pour certains concerts les bagadou ajoutent parfois d'autres sonorités comme celle du biniou koz (la cornemuse traditionnelle bretonne), lombardes (bombardes à tonalités plus graves), tambour militaire et lorsque cela est possible l'accordéon, la harpe celtique ou la clarinette... Tout cela fait qu'il est difficile de comparer les bagadou aux pipe-bands.

SOPHISME

Un sophisme, ou argument à logique fallacieuse, est un raisonnement qui apparaît comme rigoureux et logique, mais qui en réalité n'est pas valide (à ne pas confondre avec vrai). À l'inverse du paralogisme, il y a volonté de tromper. Le sophisme repose sur le moteur du syllogisme, ou de l'enthymème (avec un argument éludé). L'adjectif fallacieux désigne ce qui est trompeur ou mensonger. La logique désigne en rhétorique l’art de construire un discours cohérent.
Certains sophismes sont fautifs à cause d'une insuffisance de leurs prémisses, d'autres à cause de l'absence de pertinence des prémisses vis-à-vis de la conclusion.
Les logiques fallacieuses ont été expliquées et décortiquées à des fins pédagogiques : par exemple, lors de discussions enflammées, il est utile de différencier ce qui tient de la logique, de ce qui n'en tient pas. Une logique fallacieuse est une logique « fausse », indépendamment de la véracité des postulats et de la conclusion. De fait ces derniers sont directement issus de l’ouvrage L'Art d'avoir toujours raison (1830-1831) qui est une œuvre de Schopenhauer, et les arguments originels ont été étendus par la suite.
Il est difficile de détecter les logiques fallacieuses, et elles sont assez souvent efficaces pour convaincre. Le présent article a pour but dans un premier temps de définir ce que sont des arguments fallacieux, et ensuite de présenter une liste non-exhaustive de ces derniers qui sont traditionnellement nommés en latins. On remarquera que pour quelques uns d'entre eux, le formalisme mathématique permet de démontrer le caractère erroné du raisonnement (par exemple la manipulation statistique ou probabiliste).
Aristote a écrit les Réfutations sophistiques, où il expose les différents sophismes et les moyens de les réfuter.
Origines du mot
Le mot sophisme est un emprunt au latin sŏphisma, lui-même emprunté au grec σόφισμα (sóphisma) : « habileté », « invention ingénieuse », « raisonnement captieux ». Ce mot grec est formé sur σοφία (sophía) : « sagesse », « savoir », et désigne dès l'Antiquité grecque le type de discours prononcés par les sophistes (littéralement « spécialistes du savoir »), orateurs prestigieux et professeurs d'éloquence, dont le but était surtout de persuader l'auditoire (dans les assemblées ou les tribunaux), bien souvent au mépris de la vérité elle-même. Socrate et Platon ont beaucoup débattu avec les sophistes pour essayer de démasquer leurs raisonnements trompeurs et bâtis sur une logique non-rigoureuse, mais c'est Aristote surtout qui a inventé la science de la Logique pour classer les types de raisonnements (ou de syllogismes) et montrer rigoureusement quelle est la "logique" fallacieuse à l'œuvre dans un sophisme.
Exemples
-Plus il y a d'emmental, plus il y a de trous.
Plus il y a de trous, moins il y a d'emmental.
Donc plus il y a d'emmental, moins il y a d'emmental.
-Tout ce qui est rare est cher,
Un cheval bon marché est rare,
Donc un cheval bon marché est cher.
-La philosophie est « amour pour la sagesse »,
La vraie sagesse c'est Dieu,
Donc l'amour pour Dieu est la vraie philosophie.
-« Rat » est composé de trois lettres,
Le rat mange le fromage,
Donc trois lettres mangent le fromage.
-Un problème comporte toujours au moins une solution.
Donc s'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.
Classification de Mill
John Stuart Mill, dans son ouvrage Système de logique déductive et inductive (1843), étudie les sophismes. Il propose une classification, laquelle est constituée en quatre groupes :
« Des sophismes de simple inspection, ou sophismes a priori ». Il s'agit « des cas où il n'y a pas de conclusion tirée, la proposition étant acceptée, non comme prouvée, mais comme n'ayant pas besoin de preuve, comme vérité évidente en soi, ou du moins comme d'une si grande vraisemblance intrinsèque, que la preuve externe, bien qu'insuffisante par elle-même, suffit comme adjuvant de la présomption antérieure ».
Les « sophismes d'observation ». Ce sont les sophismes qui consistent en un mode vicieux de procéder dans l'opération de la preuve. Et comme une preuve, dans toute son étendue, embrasse un ou plusieurs ou la totalité de trois procédés, l'observation, la généralisation, et la déduction, il faut examiner les erreurs qui peuvent être commises dans ces trois opérations. Un sophisme par observation peut consister en une erreur de « non-observation » (négligence des faits particuliers qu'il fallait remarquer), ou « mal-observation » (« lorsque le fait ou le phénomène, au lieu d'être reconnu pour ce qu'il est en réalité, est pris pour quelque chose autre »).
Les « sophismes de généralisation ». cette classe est considérée, par Mill, comme la plus étendue de toutes, en embrassant un plus grand nombre et une plus grande variété « d'inférences vicieuses ». Pour qu'une erreur de généralisation soit sophistique, précise Mill, « il faut qu'elle soit la conséquence d'un principe ; elle doit provenir de quelque fausse conception générale du procédé inductif ; le mode légitime de tirer des conclusions de l'observation et des expériences doit être fondamentalement mal compris ».
Les « sophismes par confusion ». Cette dernière classification des sophismes de Mill, regroupe « tous ceux qui ont leur source, non pas tant dans une fausse appréciation de la valeur d'une preuve, que dans la conception vague, indéterminée et flottante de ce qu'est la preuve ». « En tête de ces sophismes s'offrent ces multitudes de raisonnements vicieux résultant de l'ambiguïté des termes comme lorsqu'une chose est vraie dans le sens particulier d'un mot on argumente comme si elle était vraie dans un autre sens ».

NOM VERNACULAIRE
Un nom vernaculaire est un nom usuellement donné à une ou plusieurs espèces animales ou végétales dans son pays ou sa région d'origine. Il peut donc désigner des espèces très différentes selon le contexte. Il s'oppose au nom binominal qui est un nom scientifique, unique partout dans le monde, et au nom normalisé choisi par des instances de normalisation, unique pour chaque langue quand il existe.
Problèmes
Une même espèce a beaucoup de noms vernaculaires différents dans chaque langue, mais aussi dans la même langue.
Exemple : Scyliorhinus canicula est appelé en français roussette ou saumonette.
Le problème est que certains noms vernaculaires sont utilisés pour plusieurs espèces différentes.
Exemple : roussette est aussi le nom des chauve-souris du genre Rousettus.
Typographie

L'usage de la majuscule ou non pour les noms en français fait débat. Il convient de considérer l'emploi qui en est fait et les conventions diffèrent suivant le règne concerné et les époques.
OiseauxSi le mot n’a pas pour but de désigner une espèce biologique en particulier, la majuscule n’est pas souhaitée. Exemple : « J’ai vu cinq grands hérons dont un héron vert », c’est-à-dire cinq hérons de grande taille dont un de couleur verte. En revanche, si l’on désire mentionner une espèce précise il est souhaitable de mettre une majuscule. Exemple : « J’ai vu cinq Grands Hérons et un Héron vert », c’est-à-dire cinq oiseaux de l’espèce Ardea herodias et un de l’espèce Butorides striatus. Notez que dans ce cas on met une majuscule au premier mot des noms composés et aux mots suivants seulement si ce sont des noms propres ou des noms d’espèces mais pas aux qualificatifs. Exemples corrects : Grand Pic, Pic à ventre blanc, Pic des Andaman.
Autres espèces
En théorie le principe est le même que pour les oiseaux. La majuscule est recommandée quand il est fait référence à la classification. Exemple: « le sous-embranchement des Vertébrés comprend 20 000 espèces de Poissons ». Elle est inutile si l'on évoque les individus d'un groupe donné. Exemple: « les poissons des mers et les mammifères de nos forêts ».
La tendance actuelle serait de ne plus mettre de majuscules dans les ouvrages scientifiques.

CATHARSIS ou KATHARSIS
La catharsis ou katharsis (en grec κάθαρσις) signifie purification. La catharsis est l'épuration des passions par le moyen de la représentation dramatique.
Histoire du concept

Aristote : l'origine du concept
Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce n'est pas tant dans la Poétique que dans La Politique d'Aristote qu'on trouve le terme développé, à propos de la musique envisagée d'un point de vue politique :
« Nous voyons ces mêmes personnes, quand elles ont eu recours aux mélodies qui transportent l'âme hors d'elle-même, remises d'aplomb comme si elles avaient pris un remède et une purgation. C'est à ce même traitement dès lors que doivent être nécessairement soumis à la fois ceux qui sont enclins à la pitié et ceux qui sont enclins à la terreur, et tous les autres qui, d'une façon générale, sont sous l'empire d'une émotion quelconque pour autant qu'il y a en chacun d'eux tendance à de telles émotions, et pour tous il se produit une certaine purgation et un allégement accompagné de plaisir. Or, c'est de la même façon aussi que les mélodies purgatrices procurent à l'homme une joie inoffensive. »1
Bien qu'il renvoie à sa Poétique pour plus d'éclaircissements, (« nous en reparlerons plus clairement dans notre Poétique ») il devait faire allusion au deuxième livre car le terme n'apparaît qu'une seule fois dans l'ouvrage qui nous est parvenu (en 1449b28) :
« La tragédie (...) est une imitation faite par des personnages en action et non par le moyen de la narration, et qui par l'entremise de la pitié et de la crainte, accomplit la purgation des émotions de ce genre. »
La catharsis est l'épuration des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral, l'être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux. La catharsis désigne donc, d'abord, la transformation de l'émotion en pensée2. Il s'agit donc d'une mise à distance, ou d'une objectivation - processus que la philosophe Marie-José Mondzain, en la rattachant au discours psychanalytique, qualifie de perlaboration3. Pour Aristote, le terme est surtout médical mais il sera interprété ensuite comme une purification morale. En s'identifiant à des personnages dont les passions coupables sont punies par le destin, le spectateur de la tragédie se voit délivré, purgé des sentiments inavouables qu'il peut éprouver secrètement. Le théâtre a dès lors pour les théoriciens du classicisme une valeur morale, une fonction édifiante. Plus largement, la catharsis consiste à se délivrer d'un sentiment encore inavoué (il faudrait de plus dire que l'opinion d'Aristote est contraire à celle de Platon et de Saint-Augustin).
Les deux interprétations dominantes de la catharsis

L'interprétation de ce passage très allusif est délicate, et sujette à de nombreux débats. La question porte en particulier sur le mode de purgation qui a lieu : s'agit-il d'une purgation morale, ou bien Aristote veut-il simplement dire que le mode de représentation fait en sorte que l'on ne ressent pas ces émotions au premier degré ?
Entre les deux interprétations, la différence porte :
-sur l'enjeu de la purgation : dans un cas, il s'agit de la morale, dans l'autre de la seule esthétique ;
-sur la cause de la purgation : dans un cas, il s'agit des exemples montrés sur la scène, dans l'autre du seul dispositif de la représentation théâtrale.
Historiquement, l'interprétation morale de la katharsis a longtemps été la seule défendue. Aujourd'hui, quelques savants[réf. nécessaire] avancent que l'interprétation purement esthétique est la plus correcte.
Interprétation morale de la katharsis

Dans l'interprétation classique de la katharsis, elle est une méthode de « purgation des passions », ou purification émotionnelle, utilisant des spectacles ou histoires tragiques considérées comme édifiantes. En psychanalyse, la catharsis est un concept utilisé par Sigmund Freud pour désigner le rappel à la conscience d'une idée refoulée.
Utilisée notamment par le cinéma, le théâtre et la littérature, elle montre le destin tragique de ceux qui ont cédé à ces pulsions. En vivant ces destins malheureux par procuration, les spectateurs ou lecteurs sont censés prendre en aversion les passions qui les ont provoquées. Pour que cette catharsis soit possible, il faut que les personnages soient en imitation (mimêsis) des passions humaines, le meilleur exemple, pour Aristote, étant Œdipe Roi de Sophocle.
Interprétation esthétique de la katharsis

Aujourd'hui, quelques érudits considèrent que la katharsis n'a pas un enjeu moral, mais exclusivement esthétique. Le spectateur ne se purge pas de ses émotions en voyant des exemples édifiants, mais c'est plutôt le dispositif scénique, le mode de la représentation, qui purge le spectateur de ses émotions. L'homme peut « prendre plaisir aux représentations » :
« nous prenons plaisir à contempler les images les plus exactes de choses dont la vue nous est pénible dans la réalité, comme les formes d'animaux les plus méprisés et des cadavres » (Aristote, Poétique, 1448b10).
Ainsi, par exemple, le spectateur serait horrifié en voyant une mère massacrer ses enfants, mais il peut assister, sans bouger de son siège, à une tragédie sur Médée : c'est que le dispositif théâtral « suffit à le purger » des émotions qu'il éprouverait hors de ce dispositif.
La dualité cathartique et criminogène de la représentation

La catharsis fait donc intervenir une représentation d'un acte réprimé (par la morale, voire par la Loi), et c'est cette représentation qui permet au spectateur de se « défouler ». On peut cependant opposer le fait qu'une représentation esthétisée de l'acte peut aussi séduire le spectateur, l'inspirer, lui donner l'idée de commettre l'acte, ou bien peut rendre l'acte acceptable : puisqu'il est représenté en public, il est accepté par l'assemblée, voire banalisé par la société.
Ainsi, on peut concevoir que la représentation puisse entraîner le passage à l'acte au lieu de l'empêcher, et que cette représentation soit criminogène.
Ce débat sur la dualité cathartique et criminogène de la représentation touche quasiment tous les médias, particulièrement les jeux vidéo ou encore des fictions diffusées à la télévision.


APEX
Apex est à l'origine un mot latin signifiant « sommet » ou « pointe ». L'adjectif correspondant est apical : qui se trouve près du sommet, ou de l'extrémité. Le pluriel est apices.
En calligraphie et en typographie, l'apex est l'empattement supérieur d'une lettre ou l'élément prolongeant une lettre à son sommet. En paléographie, c'est le nom d'un diacritique de l'alphabet latin ressemblant à un accent aigu et utilisé dans certaines inscriptions latines pour signaler des voyelles longues.

LA RICOTTA
La ricotta est faite à base de petit-lait de brebis, chèvre, vache ou bufflonne. Ce sont les séroprotéines contenues dans la partie liquide du lait qui se sépare durant la précipitation qui constitues ce petit lait lors des préparations fromagères classiques.
Le processus de coagulation de cette protéine est possible à haute température (80-90 °C) : on parle donc de partie recuite (ri-cotta en italien). Les protéines concernées sont, en particulier, l'albumine et la globuline. Après réchauffement, on récupère par affleurement la ricotta superficielle..
Les nouvelles techniques utilisent la réaction de saturation par le sel permettant d'améliorer le rendement et la qualité. La partie coagulée par réchauffement est déposée dans des récipents perforés (anciennement des paniers en osier) pour permettre l'écoulement du liquide excédentaire.
Consommation
La meilleur période pour sa consommation s'étale de juin à septembre (mise au pré des bêtes) après un affinage de 10 jours. Quand elle est industrielle, avec les techniques modernes d'élevage intensif de bétail fournissant du lait sans interupption, elle peut être produite toute l'année.lle peut se déguster salée ou sucrée, ou aussi salée et séchée pour être utilisée rapée, crue ou cuite.La ricotta italienne est presque toujours élaborée dans des moules à la forme typique de cône tronqué et vendue très fraîche sous cette forme.
Variantes 
Une préparation ancienne identique, exclusivement de petit-lait de brebis, la recuite, existe en France dans le Massif central. Il existe aussi une ricotta québécoise.
On trouve également un produit similaire en Roumanie et en Transylvanie appelé urdă (IPA : /'ur.də/). Sa texture et son goût diffèrent de ceux de la ricotta italienne. Elle est presque toujours fabriquée dans des moules à la forme typique de demi sphère. En Roumanie, la urdă est utilisée notamment dans la préparation de plusieurs desserts (gâteaux, crêpes fourrées etc.). Dans ces mets, elle est mélangée aux œufs et est agrémentée d'herbes aromatiques (le fenouil et le thym étant les herbes utilisées le plus souvent à cet effet).


LA CLEPTOMANIE
Il ne faut pas confondre les simples voleurs et les cleptomanes qui éprouvent une sorte de tension qui est soulagée par le fait de voler. Ils ressentent un désir très fort de s'accaparer des objets d'une manière interdite. Il ne s'agit pas d'un simple désir de possession comme chez les collectionneurs car ils pourraient la plupart du temps s'offrir ce qu'ils dérobent de manière tout à fait honnête en payant leurs achats. Ce n'est pas la pauvreté qui les pousse à agir ainsi. D'ailleurs les objets volés ont souvent une faible valeur marchande.
La cleptomanie, un trouble de l'impulsion
Tous les cleptomanes ne sont pas attachés aux objets volés comme Juliette qui les collectionne. Certains n'ouvrent même pas le paquet qu'ils ont volé, ou le déposent dans un coin pour ne plus y penser. Finalement, c'est l'acte de voler lui-même qui est excitant. Il s'agit donc d'un trouble de l'impulsion.
 Qui sont les cleptomanes?
Il s'agit le plus souvent d'une femme (dans les trois quarts des cas), qui a entre 30 et 40 ans, vit dans un milieu social plutôt aisé. Un quart des cleptomanes est boulimique ou sinon, souffre souvent de difficultés psychologiques dans environ 60% des cas. Il peut s'agir par exemple d'anxiété, ou de dépression, de conduites addictives (toxicomanie, alcool), ou de troubles obsessionnels compulsifs.
 Comment soigner une cleptomanie?
Le plus souvent, la personne cleptomane n'a guère envie de se soigner car le vollui procure un plaisir qu'elle apprécie. C'est la confrontation à une arrestation qui va l'engager à se faire soigner. Les antidépresseurs peuvent avoir une certaine efficacité, associés au traitement des troubles psychiques. Les thérapiescomportementales sont les thérapies les plus indiquées pour ce trouble psychique.

KHAGNE
Argot scolaire. Seconde année de classe préparatoire au concours d'entrée à l'École normale supérieure (sections littéraires).